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Manifestation contre la vie chère et l'inaction climatique à Paris

Jean-Luc Mélenchon et Annie Ernaux à la Marche contre la vie chère à Paris, dimanche 16 octobre
Jean-Luc Mélenchon et Annie Ernaux à la Marche contre la vie chère à Paris, dimanche 16 octobre Tous droits réservés Aurelien Morissard/Copyright {2022} The AP.
Tous droits réservés Aurelien Morissard/Copyright {2022} The AP.
Par Anelise BorgesEuronews
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Les organisateurs revendiquent quelque 140 000 participants, tandis que la police évoque 30 000 personnes. Le résumé de cette mobilisation, par notre envoyée spéciale Anelise Borges.

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Les chants des manifestants ont résonné dans les rues de Paris dimanche. Des dizaines de milliers de personnes étaient rassemblées pour une marche "contre la vie chère et l'inaction climatique du gouvernement", à l'appel des partis de gauche de la NUPES, France insoumise en tête. 

Beaucoup de manifestants dénoncent la difficile augmentation des prix de l'énergie et des produits de base : "Toutes les dépenses journalières sont très difficiles. Même pour les classes moyennes. Je ne vous cache pas que pour la plupart des gens à partir de du 5 voir du 10 du mois, et bien ça y est le salaire… il n’y a plus rien sur le compte. On est obligé de jouer dans le débit", témoigne ainsi Abdel Kader, employé dans une compagnie de transport maritime. 

"Le prix des produits de première nécessité - la nourriture, les légumes, les fruits - ont augmenté d’une cinquantaine de pour cent. J’étais hier sur le marché, le kilo de raisin est à 6 ou 7 euros. Le beurre est à 3 euros les 250g. Donc oui c’est très concret", renchérit Laurent, un entrepreneur. 

Toutes les dépenses journalières sont très difficiles, même pour les classes moyennes. Je ne vous cache pas que pour la plupart des gens, à partir de du 5 voire du 10 du mois, il n’y a plus rien sur le compte.
Abdel Kader
Manifestant

Beaucoup s'inquiètent pour leur avenir et celui des générations futures, comme Sylvie : "Heureusement que je n’ai pas des enfants en bas âge parce qu'à l’heure actuelle, je me demande si je serais capable de les nourrir. Quand je vois la situation, ça fait peur pour les petits et ceux qui arrivent."

Les organisateurs revendiquent quelque 140 000 participants, tandis que la police évoque 30 000 personnes.

Alors que la manifestation s'est globalement déroulée dans le calme, la situation a failli dégénérer lorsque la police a tenté d'empêcher les manifestants de terminer la marche, comme le raconte notre envoyée spéciale, Anelise Borges : "La police vient de couper le cortège en deux et les unités anti-émeute sont derrière nous maintenant et poussent les manifestants à avancer, mais c'est très difficile d'avancer comme vous pouvez le voir, c'est bondé devant aussi. Pour tenter de pousser les manifestants à avancer, ils ont utilisé du gaz lacrymogène, ce qui fait tousser et pleurer tout le monde autour de moi".

"Exactement, nous étions pacifiques, nous ne faisions rien et ils ont envoyé leur gaz lacrymogène pour nous faire pleurer. Nous étions pacifiques. Ils n'ont pas le droit de faire ça aux gens", renchérit une manifestante.

Alors que le gouvernement français entend lancer rapidement une série de réforme, notamment sur les retraites ou l'assurance chômage, les manifestants présents ce dimanche assurent qu'ils continueront à se mobiliser pour défendre les acquis sociaux.

Beaucoup participeront ou soutiendront la grève générale prévue mardi, qui concernera le secteur de l'énergie, les transports, la fonction publique et l'éducation.

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