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Destruction du barrage de Kakhovka : Kyiv et Moscou s'accusent mutuellement

L'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, deuxième en partant du haut à gauche, s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité au siège de l'ONU, mardi 6 juin 2023.
L'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, deuxième en partant du haut à gauche, s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité au siège de l'ONU, mardi 6 juin 2023. Tous droits réservés Yuki Iwamura/AP
Tous droits réservés Yuki Iwamura/AP
Par Euronews avec AFP
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Aux Nations Unies, les ambassadeurs russe et ukrainien se sont livrés à une véritable passe d'armes.

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Les évacuations massives continuent mercredi dans le sud de l'Ukraine après la destruction partielle du barrage de Kakhovka, qui a provoqué des inondations dans de nombreuses localités le long du Dniepr et dont Moscou et Kiev s'accusent mutuellement.

"Le niveau de l'eau s'est élevé de 3,5 mètres"

"La situation la plus difficile a lieu dans le district de Korabelny de la ville de Kherson. Jusqu'à présent, le niveau de l'eau s'est élevé de 3,5 mètres, plus de 1 000 maisons sont inondées", dans cette cité reprise aux Russes par les Ukrainiens en novembre 2022, a déclaré dans un communiqué le chef de cabinet adjoint de la présidence ukrainienne, Oleksiï Kouléba, ajoutant que les évacuations allaient se poursuivre par bus et train.

"Plus de 40 000 personnes risquent d'être en zones inondées. Les autorités ukrainiennes évacuent plus de 17 000 personnes. Malheureusement, plus de 25 000 civils se trouvent sur le territoire sous contrôle russe", a annoncé mardi le procureur général ukrainien Andriï Kostine.

"A ce stade, 24 localités en Ukraine ont été inondées", a précisé le ministre ukrainien de l'Intérieur, Igor Klymenko.

"Sévère impact" environnemental et humain

Les autorités installées par les Russes dans les régions qu'ils occupent ont quant à elles dit avoir commencé l'évacuation de la population de trois localités, mobilisant une cinquantaine de cars.

Vladimir Leontiev, le maire mis en place par Moscou à Nova Kakhovka, où se trouve le barrage, a indiqué que sa ville était sous les eaux et que 900 de ses habitants avaient été évacués.

A Genève, l'OCHA, agence humanitaire de l'ONU, a prévenu que la destruction du barrage pouvait provoquer un désastre environnemental et "avoir un impact sévère sur des centaines de milliers de personnes des deux côtés de la ligne de front".

Accusation mutuelles

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé la Russie d'avoir "fait exploser une bombe" sur le barrage. "Le monde doit réagir. La Russie est en guerre contre la vie, contre la nature, contre la civilisation", a martelé Zelensky, assurant toutefois que cela "n'affecterait pas la capacité de l'Ukraine à libérer ses propres territoires".

Pour Kyiv, les Russes ont agi ainsi en vue de "freiner" l'offensive de son armée.

Car si les lignes défensives russes le long du Dniepr vont être submergées, c'est surtout une potentielle opération militaire ukrainienne dans cette région qui risque d'être entravée.

Concernant le barrage, le Kremlin a dénoncé un acte de "sabotage délibéré" et a "fermement" rejeté les accusations ukrainiennes, appelant la communauté internationale à "condamner" Kyiv pour cette destruction.

Cela a suscité de nouvelles inquiétudes pour la centrale nucléaire de Zaporijjia, située à 150 km en amont et refroidie par l'eau retenue par le barrage.

Mais il n'y a "pas de danger nucléaire immédiat", a estimé l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA).

Comme le barrage, la centrale est située dans une zone occupée par les Russes après l'invasion qu'ils ont déclenchée le 24 février 2022.

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