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L'Ukraine "à des années-lumière" de l'adhésion à l'UE, selon Viktor Orban

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban prononce un discours après avoir été réélu président du Fidesz à Budapest, samedi 18 novembre 2023.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban prononce un discours après avoir été réélu président du Fidesz à Budapest, samedi 18 novembre 2023. Tous droits réservés Szilard Koszticsak/MTI - Media Service Support and Asset Management Fund
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Par Euronews avec AP
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Le Premier ministre hongrois a annoncé faire du blocage de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne une priorité.

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Viktor Orban a déclaré samedi que l'Ukraine était "à des années-lumière" de l'adhésion à l'Union européenne, signalant une fois de plus que son gouvernement est susceptible de faire obstacle aux ambitions de Kyiv de rejoindre l'UE.

S'exprimant lors d'un congrès semestriel de son parti nationaliste Fidesz, le Premier ministre a déclaré que son gouvernement et lui-même "résisteraient" (discussions prévues pour la mi-décembre) à l'idée d'inviter officiellement l'Ukraine à entamer des négociations d'adhésion.

L'admission d'un nouveau pays requiert l'approbation unanime de tous les pays membres existants, ce qui confère à la Hongrie un puissant droit de veto.

Lors du congrès du parti à Budapest samedi, Viktor Orban a été réélu président du Fidesz pour la 11e fois consécutive depuis 2003. Il a déclaré que faire obstacle à l'adhésion de l'Ukraine à l'UE serait l'une des principales priorités de son gouvernement dans les mois à venir.

"Notre tâche consistera à corriger la promesse erronée d'entamer des négociations avec l'Ukraine, car l'Ukraine est désormais à des années-lumière de l'Union européenne", a-t-il déclaré.

Le gouvernement hongrois a donné vendredi le coup d'envoi d'une nouvelle consultation nationale visant à "défendre la souveraineté" du pays d'Europe centrale face à diverses positions de l'Union européenne, dont il est membre.

"Bruxelles veut établir des ghettos de migrants en Hongrie. Qu'en pensez-vous ?", interroge l'une des 11 questions du formulaire publié sur la page Facebook du gouvernement.

Le Premier ministre nationaliste est coutumier de cette méthode sans effet légal, qu'il utilise régulièrement depuis 2015 pour légitimer ses positions anti-UE.

Il a expliqué la semaine dernière espérer recevoir un blanc-seing pour ses politiques afin de "tenir bon" dans sa bataille avec Bruxelles.

Outre la politique migratoire, la consultation aborde la question de la guerre en Ukraine voisine, avec laquelle la Hongrie entretient des relations tendues.

"Bruxelles veut donner davantage d'armes et d'argent à l'Ukraine", "Bruxelles veut que l'Ukraine rejoigne l'Union européenne": la population est appelée à donner son avis sur ces points.

Membre de l’Otan mais proche du Kremlin, Budapest refuse de fournir des armes à Kyiv depuis le début de l’invasion russe.

La question de la corruption en Ukraine

Autre obstacle à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, la corruption qui persiste. Plusieurs affaires ont éclaté ces derniers mois.

Des manifestants se sont d’ailleurs réunis dans la capitale ukrainienne ce samedi pour protester contre la corruption et demander la réaffectation des fonds publics à l’armée.

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