Une nouvelle nef, des vitraux contemporains et un musée : ce qui va changer à Notre-Dame de Paris

La voûte rénovée de la nef de Notre-Dame, le 8 décembre 2023
La voûte rénovée de la nef de Notre-Dame, le 8 décembre 2023 Tous droits réservés SARAH MEYSSONNIER/AFP
Par euronews avec agences
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Emmanuel Macron s'est mué vendredi en inspecteur des travaux (presque) finis : cinq ans après un incendie dévastateur, la réouverture de la cathédrale de Paris est prévue dans tout juste un an, le 8 novembre 2024.

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Six vitraux contemporains, une nouvelle flèche, une charpente made in France, et un invité d'honneur : le pape François. 

A un an de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame, Emmanuel Macron s'est rendu ce vendredi sur le chantier du siècle pour constater l'état d'avancement des travaux, cinq ans après le spectaculaire incendie qui avait failli engloutir l'un des plus prestigieux joyaux du patrimoine architectural français.

Si le calendrier ne souffre pas de nouveaux retards, la réouverture au culte et au public de Notre-Dame, est prévue le 8 décembre 2024. 

La nouvelle flèche, qui, à 96 mètres d'altitude, a refait son apparition ces derniers jours sous les échafaudages, devrait de nouveau être accessible (son coq doit prochainement être repositionné à son sommet après avoir été béni selon la tradition catholique).

"Nous tenons les délais", s'est félicité le président de la République, qui avait fixé le calendrier ambitieux d'une reconstruction en cinq ans. "C'est une formidable image d'espérance et d'une France qui sait rebâtir", a-t-il ajouté devant la presse.

Il a évoqué "un moment à la fois important et émouvant" qui témoigne de "l'avancée extraordinaire" de "ce chantier qui paraissait impossible".

Emmanuel Macron a symboliquement donné le dernier coup de burin à l'inscription, dans le bois de la flèche, du nom de "son général", Jean-Louis Georgelin, qu'il avait initialement chargé de mener à bien ce chantier titanesque et qui est décédé l'été dernier.

"Le général était connu et aimé sur ce chantier et on sait ce qu'on lui doit", a glissé son successeur Philippe Jost, évoquant un site chargé en "symboles".

Six vitraux contemporains porteront "la marque du XXIe siècle"

Le président de la République, accompagné de son épouse Brigitte Macron, s'est ensuite rendu dans la nef et dans le choeur de la cathédrale qui commencent à être débarrassés de leurs échafaudages.

Les travaux de restauration dans la nef sont en bonne voie.
Les travaux de restauration dans la nef sont en bonne voie.SARAH MEYSSONNIER/AFP

Le président a profité de cette visite pour annoncer que des vitraux contemporains seraient réalisés pour porter "la marque du XXIe siècle" à Notre-Dame de Paris.

Dans une lettre envoyée cette semaine, Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, lui avait confirmé son "souhait" de voir l'Etat commander "une série de six vitraux pour les chapelles latérales sud de la nef".

"J'y souscris pleinement", a répondu vendredi Emmanuel Macron. "C'est avec mon plein accord que nous allons lancer un concours qui permettra aux artistes contemporains de soumettre, sur la base d'une commande qui va être passée, une oeuvre figurative", a-t-il ajouté.

Selon lui, "le siècle qui est le nôtre aura sa place au milieu de plusieurs autres qui figurent dans les oeuvres de cette cathédrale", symbole de l'art gothique qu'il a par ailleurs décidé de faire reconstruire "à l'identique".

Un musée de Notre-Dame

Quant aux anciens vitraux datant de Viollet-le-Duc, le chef de l'Etat a aussi indiqué qu'ils allaient être déposés ainsi que le coq qui est tombé le 15 avril 2019 dans l'effondrement de la flèche. Ces éléments "prendront place dans un musée de l'oeuvre de Notre-Dame de Paris" qui verra le jour "dans les locaux de l'Hôtel-Dieu", à proximité sur l'île de la Cité.

Emmanuel Macron a d'autre part précisé que le pape François allait être invité à l'inauguration de la cathédrale. 

Avant le sinistre du 15 avril 2019, la cathédrale attirait quelque 12 millions de visiteurs en moyenne chaque année.

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