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Accord de trêve à Gaza : Donald Trump lance un avertissement au Hamas

Le président américain Donald Trump s'exprime alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l'écoute lors d'une conférence de presse à Mar-a-Lago, le 29 décembre 2025.
Le président américain Donald Trump s'exprime alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l'écoute lors d'une conférence de presse à Mar-a-Lago, le 29 décembre 2025. Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Gavin Blackburn
Publié le Mis à jour
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Le président américain menace le groupe islamiste de lourdes conséquences s'il refuse de baisser les armes - l'une des conditions pour engager la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu à Gaza.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lundi, depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, Donald Trump a adressé une mise en garde au Hamas, menaçant le groupe islamiste de lourdes conséquences s'il refusait de baisser les armes - l'une des conditions pour engager la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu à Gaza.

Le président américain a avertit que le Hamas disposerait d'un "délai très court" pour se désarmer complètement. "S'ils ne désarment pas - comme ils ont accepté de le faire, ils l'ont accepté - alors ils devront payer l'enfer", a -t-il déclaré.

La première phase de l'accord, entrée en vigueur le 10 octobre, a mis fin aux combats et a permis l'échange d' otages israéliens contre des prisonniers palestiniens.

Le président américain Donald Trump lors d'une conférence de presse à Mar-a-Lago, le 29 décembre 2025.
Le président américain Donald Trump lors d'une conférence de presse à Mar-a-Lago, le 29 décembre 2025. AP Photo

La deuxième phase, décrite dans le plan de paix en 20 points de Donald Trump, comprend le retrait total d'Israël de Gaza, le désarmement du Hamas et la création d'un comité palestinien chargé de gouverner temporairement la bande de Gaza.

Donald Trump a déclaré qu'il s'attendait à ce que la reconstruction de Gaza commence "assez rapidement", mais il n'a pas donné d'autres détails sur le calendrier ni sur les responsables de la construction.

L'enclave palestinienne a été largement détruite en plus de deux ans de combats entre Israël et le Hamas. L'ONU estime que plus de 80 % des bâtiments de la bande de Gaza ont été détruits.

Interrogé par les journalistes sur les actions d'Israël en Cisjordanie occupée et sur la question de savoir si la violence des colons compromettait la paix, Donald Trump a déclaré que lui-même et Benjamin Netanyahu n'étaient pas "d'accord à 100 % sur la Cisjordanie" mais qu'ils parviendraient "à une conclusion."

Donald Trump n'a pas donné de détails sur la nature de ces désaccords, mais il a déclaré que Benjamin Netanyahu "fera ce qu'il faut".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une conférence de presse à Mar-a-Lago, le 29 décembre 2025.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une conférence de presse à Mar-a-Lago, le 29 décembre 2025. AP Photo

En septembre, Donald Trump a déclaré qu'il ne permettrait pas à Israël d'annexer la Cisjordanie, ajoutant : "Cela n'arrivera pas".

Un mois plus tard, lors d'un vote symbolique au parlement israélien, les législateurs ont adopté un vote préliminaire en faveur de l'annexion de la Cisjordanie.

Les Palestiniens et une grande partie de la communauté internationale estiment que l'annexion mettrait pratiquement fin à toute possibilité de solution à deux États, qui est largement considérée comme le seul moyen de résoudre ce conflit vieux de plusieurs décennies.

Une deuxième phase complexe

La deuxième phase du plan de cessez-le-feu prévoit également la reconstruction d'une bande de Gaza démilitarisée, sous la supervision internationale d'un "Conseil de la paix", présidé par Donald Trump.

Les Palestiniens formeraient un comité "technocratique et apolitique" chargé de gérer les affaires courantes à Gaza, sous la supervision du Conseil de la paix.

Des enfants palestiniens transportent des jerrycans en plastique remplis d'eau alors qu'ils traversent un camp de déplacés dans la ville de Gaza, le 28 décembre 2025.
Des enfants palestiniens transportent des jerrycans en plastique remplis d'eau alors qu'ils traversent un camp de déplacés dans la ville de Gaza, le 28 décembre 2025. AP Photo

Le Conseil de la paix superviserait la reconstruction de Gaza dans le cadre d'un mandat de l'ONU de deux ans renouvelable.

La rencontre entre Trump et Netanyahu intervient alors que l'envoyé américain Steve Witkoff et le gendre du président, Jared Kushner, ont récemment rencontré en Floride des responsables de l'Égypte, du Qatar et de la Turquie, qui ont servi de médiateurs pour le cessez-le-feu.

Deux défis principaux ont compliqué le passage à la deuxième phase, selon un fonctionnaire qui a été informé de ces réunions.

Les Palestiniens observent les tentes de fortune d'un camp de personnes déplacées installé dans un quartier de la ville de Gaza, le 29 décembre 2025.
Des Palestiniens observent les tentes de fortune d'un camp de personnes déplacées installé dans un quartier de la ville de Gaza, le 29 décembre 2025. AP Photo

Les responsables israéliens ont pris beaucoup de temps pour examiner et approuver les membres du comité technocratique palestinien à partir d'une liste qui leur a été remise par le médiateur, tandis qu'Israël poursuit ses frappes militaires.

Le plan de Trump prévoit également la mise en place d'une force de stabilisation, proposée sous la forme d'un organe multinational, pour maintenir la sécurité. Mais cette force n'a pas encore été constituée.

Un diplomate occidental a déclaré qu'il y avait un "énorme fossé" entre la compréhension américaine et israélienne du mandat de la force et celle d'autres pays importants de la région, ainsi que des gouvernements européens.

Les États-Unis et Israël souhaitent que la force ait un "rôle de commandement" dans les tâches de sécurité, notamment le désarmement du Hamas et d'autres groupes militants.

D'autres pays craignent que ce mandat n'en fasse une "force d'occupation", a déclaré le diplomate.

Le Hamas s'est dit prêt à discuter du "gel ou du stockage" de son arsenal d'armes, mais insiste sur son droit à la résistance armée tant qu'Israël occupera le territoire palestinien.

Un fonctionnaire américain a déclaré qu'un plan potentiel pourrait consister à offrir des incitations en espèces en échange d'armes, faisant écho à un programme de "rachat" que Steeve a proposé.

Sources additionnelles • AP

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