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À Davos, Trump signe la charte pour la création de son "Conseil de paix"

Le président Donald Trump tient la charte lors d'une cérémonie de signature dans le cadre de son initiative "Board of Peace", à Davos, en Suisse, le jeudi 22 janvier 2026. (AP
Le président Donald Trump tient la charte lors d'une cérémonie de signature dans le cadre de son initiative "Board of Peace", à Davos, en Suisse, le jeudi 22 janvier 2026. (AP Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved
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Par Euronews avec AFP
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35 pays se sont engagés dans cette initiative, qui faisait initialement partie du plan de paix de Trump pour Gaza. D'autres, dont la France et le Royaume-Uni, ont refusé, craignant que son rôle n'empiète sur celui de l'ONU.

Le président américain Donald Trump a signé ce jeudi, lors du Forum économique mondial de Davos, la charte fondatrice de son "Conseil de paix".

Lors d'une cérémonie à laquelle ont assisté de nombreux dirigeants mondiaux, Trump a officialisé la création de cette organisation dont le but initial est l’application du plan de paix en 20 points pour Gaza, censé superviser le cessez-le-feu négocié en octobre dernier.

Dans son plan pour un "Nouveau Gaza", Donald Trump veut transformer le territoire palestinien dévasté en un complexe luxueux de gratte-ciels sur sa façade maritime, un projet qui pourrait voir le jour dans trois ans.

"Je vais avoir beaucoup de succès à Gaza, ça va être beau à voir", "je suis un promoteur immobilier dans l'âme (...) et j'ai dit, regardez ce site en bord de mer, regardez ce superbe lot foncier, ce que ce pourrait être pour tant de gens", s'est exclamé le président américain.

Trente-cinq pays ont déjà adhéré au Conseil de Paix, parmi eux la Russie. D'autres alliés des États-Unis, principalement européens, ont décliné l’offre pour l'instant, craignant que son rôle encore flou ne fragilise l'autorité et la légitimité des Nations unies, organisation ouvertement critiquée par Trump.

Une adhésion à un milliard de dollars

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche.

Dans le parterre de dirigeants invités ayant accepté de se joindre à cette organisation, se trouvaient de très fidèles alliés de Trump, tels le Président argentin Javier Milei et le Premier ministre hongrois Viktor Orban.

Le Maroc, la Turquie ou l'Indonésie faisaient aussi partie de la vingtaine de signataires.

Sur une cinquantaine d'invitations envoyées, environ 35 dirigeants ont déjà répondu "oui", avait révélé mercredi un haut responsable du gouvernement américain aux journalistes.

La France avait déjà dit "non" et le Royaume Uni, un allié clé des Etats-Unis et également membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a refusé jeudi de faire partie des signataires. Ces derniers craignent que le rôle encore flou de l'organisation ne fragilise l'autorité et la légitimité des Nations unies, ouvertement critiquée par Trump.

Mais de nombreux États du Moyen-Orient sont partants, dont l'Arabie saoudite et le Qatar.

Le ticket d'entrée dans le Conseil est d'un milliard de dollars pour un siège permanent.

Trump appelle la Russie à mettre fin à la guerre en Ukraine

Donald Trump a aussi rencontré son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, ce jeudi, à Davos. À l'issue de leur échange, le président américain a appelé la Russie à mettre fin au conflit en Ukraine.

"La guerre doit prendre fin", a-t-il lancé à des journalistes, qui l'interrogeaient sur le message qu'il voulait faire passer à son homologue russe Vladimir Poutine, en marge du Forum économique mondial de Davos 2026.

Le chef de l'Etat ukrainien, qui a souligné que le dialogue avec Donald Trump n'était "pas simple", a de son côté annoncé que les documents de l'accord visant à arrêter les hostilités déclenchées par l'invasion de l'Ukraine en février 2022 étaient "presque prêts".

"Encore une fois, tout le monde est très positif mais le soutien du président Trump est indispensable. Et encore une fois, aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les États-Unis", a-t-il insisté.

Surtout que l'Europe, "au lieu de devenir une vraie puissance mondiale", "reste un kaléidoscope, beau mais fragmenté, de petites et moyennes puissances", a regretté Zelensky.

Concernant le Hamas, ses membres "doivent déposer les armes et, s'ils ne le font pas, ce sera leur fin", a mis en garde M. Trump dans un bref discours à l'occasion de cette cérémonie.

Première annonce du "Conseil de paix", dont Israël a accepté de faire partie : le point de passage de Rafah entre l'Egypte et la bande de Gaza rouvrira "dans les deux sens" la semaine prochaine, a annoncé l'administrateur du territoire palestinien nouvellement nommé par cette alliance, Ali Shaath, un ex-vice-ministre de l'Autorité palestinienne.

Donald Trump a en outre affirmé que l'Iran souhaitait entamer des discussions avec les États-Unis et que ceux-ci étaient disposés à le faire.

"Beaucoup de travail" sur le Groenland

Concernant le Groenland, après des semaines de déclarations agressives, le président américain a subitement annoncé mercredi soir "le cadre d'un futur accord" avec le chef de l'Otan Mark Rutte et levé ses menaces douanières et militaires.

Il y a "encore beaucoup de travail à faire" pour parvenir à un arrangement sur ce territoire autonome danois, a cependant confié à l'AFP, Rutte.

Jeudi, ce dernier a précisé que ces discussions avaient pour objectif de garantir "collectivement" la sécurité de sept pays de l'Arctique face à la Russie et la Chine, citant les États-Unis, le Canada, le Danemark, l'Islande, la Suède, la Finlande et la Norvège.

Il s'agit de faire en sorte que "les Chinois et les Russes ne puissent avoir accès économiquement et militairement au Groenland", a-t-il poursuivi.

"Mark Rutte ne peut négocier au nom du Danemark sur le Groenland", a cependant réagi le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen.

"Nous avons une ligne rouge claire. Nous ne céderons pas notre souveraineté sur des parties du Royaume", a-t-il martelé.

Selon une source proche des pourparlers en cours, les États-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, tandis que la sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront.

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