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Patriarche empêché de prier à Jérusalem : Macron "condamne" la décision de la police israélienne

Entrée de la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem
Entrée de la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Fortunato Pinto & Serge Duchêne
Publié le
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Des policiers ont empêché le cardinal Pizzaballa et le révérend Ielpo de célébrer la messe du dimanche des Rameaux au Saint-Sépulcre à Jérusalem. Un acte sévèrement condamné par le patriarcat latin. Israël invoque "une zone complexe".

Emmanuel Macron a condamné dimanche "la décision de la police israélienne" d'empêcher le Patriarche latin de Jérusalem d'accéder à l'église du Saint-Sépulcre pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux, en assurant ce dernier de son "plein soutien".

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"Je condamne cette décision de la police israélienne, qui s'ajoute à la multiplication préoccupante des violations du statut des Lieux Saints de Jérusalem", a écrit le président français sur X.

La police israélienne a empêché le Cardinal Pierbattista Pizzaballa, Chef de l'Église catholique en Terre Sainte, et le Custode de Terre Sainte, le Très Révérend Père Francesco Ielpo, Gardien officiel de l'Église du Saint Sépulcre, d'entrer dans l'église du Saint-Sépulcre pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux.

Sur fond de guerre avec l'Iran, la police israélienne a argué que la configuration de la vieille ville et des lieux saints constituait "une zone complexe" ne permettant pas l'accès rapide des secours en cas d'attaque.

Les deux ecclésiastiques ont été arrêtés en chemin alors qu'ils se déplaçaient à titre privé, sans aucun signe de procession ou de cérémonie, et ont été contraints de rebrousser chemin. "Pour la première fois depuis des siècles, des responsables de l'Église ont été empêchés de célébrer la messe du dimanche des Rameaux dans l'église du Saint-Sépulcre", peut-on lire dans la note publiée par le Patriarcat latin de Jérusalem.

Patriarcat latin de Jérusalem : la liberté de culte bafouée

« Les chefs des Églises ont agi en toute responsabilité et, depuis le début de la guerre, se sont conformés à toutes les restrictions imposées », a déclaré le Patriarcat.

« Empêcher l'entrée du cardinal et du custode, qui portent la plus haute responsabilité ecclésiastique pour l'Église catholique et les Lieux saints, constitue une mesure manifestement déraisonnable et totalement disproportionnée », a-t-il ajouté.

« Cette décision hâtive et fondamentalement erronée, entachée de considérations inappropriées, représente une violation flagrante des principes fondamentaux de raison, de liberté de culte et de respect de l'ordre établi. »

Le dimanche des Rameaux, qui marque le début de la Semaine sainte pour les chrétiens, commémore l'entrée définitive du Christ à Jérusalem, quelques jours avant sa crucifixion et sa résurrection, selon les Évangiles.

Processions du dimanche des Rameaux annulées

Le Patriarcat latin avait déjà annoncé l'annulation de la traditionnelle procession du dimanche des Rameaux, qui relie habituellement le mont des Oliviers à Jérusalem et attire chaque année des milliers de fidèles.

Depuis les frappes américano-israéliennes contre l'Iran qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient le 28 février, les autorités israéliennes ont interdit les grands rassemblements, y compris dans les synagogues, les églises et les mosquées.

Les rassemblements publics sont limités à une cinquantaine de personnes.

La police israélienne a déclaré dimanche que tous les lieux saints de Jérusalem étaient fermés depuis le début du conflit.

« La demande du patriarche a été examinée hier et il a été précisé qu'elle ne pouvait être approuvée » en raison des restrictions, a-t-elle indiqué dans un communiqué à l'AFP.

« La Vieille Ville et les lieux saints constituent une zone complexe qui ne permet pas l'accès aux gros véhicules de secours, ce qui compromet fortement les capacités d'intervention et représente un risque réel pour les vies humaines en cas d'incident faisant de nombreuses victimes », a précisé la police.

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a critiqué l'intervention de la police israélienne, déclarant que l'incident était « une atteinte non seulement aux fidèles, mais aussi à toute communauté respectueuse de la liberté religieuse ».

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déclaré séparément sur la chaîne X avoir convoqué l'ambassadeur d'Israël au sujet de cet incident.

Le pape Léon XIV, s'exprimant après la prière de l'Angélus à Rome dimanche, a rendu hommage « aux chrétiens du Moyen-Orient, qui subissent les conséquences d'un terrible conflit et qui, dans bien des cas, ne peuvent vivre pleinement les rites de ces jours saints ».

Sources additionnelles • AFP

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