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Un accord provisoire entre les États-Unis et l'Iran en attente du feu vert de Trump

Photo d'archives : le président américain Donald Trump assiste à une réunion du cabinet à la Maison-Blanche, le 27 mai 2026
ARCHIVES : le président américain Donald Trump assiste à une réunion du cabinet à la Maison Blanche, le 27 mai 2026 Tous droits réservés  AP Photo
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Par Peter Barabas & Aleksandar Brezar
Publié le Mis à jour
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Les États-Unis et l'Iran ont convenu de prolonger de 60 jours le cessez-le-feu afin de faciliter la poursuite des négociations en vue de mettre fin au conflit, mais l'accord doit encore être approuvé par Donald Trump, selon des responsables américains cités jeudi par des médias.

Les négociateurs américains et iraniens seraient parvenus jeudi à un accord-cadre provisoire visant à prolonger de 60 jours le cessez-le-feu dans le conflit avec l'Iran et à ouvrir des négociations sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord final, selon des responsables américains cités par plusieurs médias internationaux.

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D'après ces sources, les grandes lignes de cet accord temporaire ont été définies, mais le président américain Donald Trump doit encore valider le mémorandum en cours d’élaboration, rapporte l'agence Associated Press (AP).

Le texte prévoirait notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, selon ces mêmes informations.

Téhéran n'a pas confirmé, à ce stade, l'existence d’un accord avec Washington.

En revanche, un membre de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, Fada Hossein Maleki, a déclaré à l'agence ISNA qu'"une grande partie des propositions de la République islamique d'Iran a été acceptée".

Il a toutefois ajouté que "la seule préoccupation concerne l'imprévisibilité de Trump et les entorses aux engagements que nous avons constatées jusqu'à présent de la part des États-Unis".

Cet accord préliminaire intervient alors que les perspectives de compromis semblaient s'être nettement réduites, les États-Unis et l'Iran ayant échangé de nouvelles frappes ces dernières 24 heures dans un contexte de cessez-le-feu fragile.

Plus tôt jeudi, l'ayatollah Mojtaba Khamenei a affirmé, dans un message lu à la télévision d'État, que les États-Unis et Israël cherchent à déstabiliser la République islamique et à "mettre la nation à genoux".

"Le plan aveugle de l'ennemi (…) est de créer des divisions et une désintégration afin de compenser ses défaites militaires et de mettre la nation à genoux", a-t-il déclaré.

Par ailleurs, l’agence Tasnim, proche des Gardiens de la révolution, a rapporté que plusieurs navires tentant de transiter vers l’ouest par le détroit d’Ormuz avaient été interceptés et contraints de rebrousser chemin pour ne pas avoir coordonné leur passage avec la nouvelle Autorité du détroit du golfe Persique (PGSA), malgré des avertissements de la marine des Gardiens.

Dans un communiqué, la marine des Gardiens de la révolution a indiqué qu'un "contrôle intelligent" du détroit était en cours, affirmant que 26 navires commerciaux et pétroliers avaient franchi le couloir au cours des dernières 24 heures après avoir obtenu l’autorisation requise.

De son côté, Donald Trump a déclaré mercredi ne pas être satisfait des propositions iraniennes, estimant que, sans progrès, les États-Unis devraient "terminer le travail", après que la télévision d'État iranienne a diffusé des éléments présentés comme un projet d'accord.

Lors d'une réunion du cabinet à la Maison-Blanche, il a ajouté qu'il n’était pas pressé de conclure un accord pour mettre fin au conflit, tout en affirmant que l'Iran souhaitait parvenir à un compromis.

"L'Iran est très déterminé, il veut vraiment conclure un accord. Pour l'instant, ils n'y sont pas parvenus. Nous n'en sommes pas satisfaits, mais nous le serons", a déclaré le président américain.

La télévision d'État iranienne avait indiqué plus tôt mercredi qu'une ébauche de mémorandum d'accord avec Washington prévoyait la levée du blocus naval imposé à l'Iran, la reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz ainsi que le retrait des forces américaines du Golfe.

La Maison-Blanche a qualifié ce récit de "pure invention".

Le détroit d'Ormuz est en grande partie fermé au trafic maritime international depuis le début de la guerre, le 28 février.

En temps normal, environ un cinquième du pétrole mondial, ainsi qu'un volume important de marchandises non pétrolières, transite chaque jour par ce passage stratégique. Sa fermeture a entraîné une forte hausse des prix de l'énergie et perturbé les chaînes d'approvisionnement mondiales.

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