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Le journalisme, un métier "utile" pour plus de 9 Français sur 10, selon un baromètre

Un journaliste photographie le président français Emmanuel Macron alors qu'il tient une première conférence de presse, le mardi 16 janvier 2024 à l'Élysée, à Paris.
Un journaliste photographie le président français Emmanuel Macron alors qu'il tient une première conférence de presse, le mardi 16 janvier 2024 à l'Élysée, à Paris. Tous droits réservés  AP Photo/Aurelien Morissard
Tous droits réservés AP Photo/Aurelien Morissard
Par Nathan Joubioux
Publié le
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À l'occasion des Assises du journalisme, une enquête révèle le rapport que les Français entretiennent avec le métier. Elle expose également la prolifération des fakes news ainsi que la conscience des lecteurs sur ce sujet.

Les journalistes ont-ils encore un rôle important à jouer dans la société actuelle ? Oui, répondent 89 % des Français, selon le baromètre Viavoice, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis 2022.

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Publié ce lundi 6 avril à l'occasion des Assises internationales du journalisme de Tours, organisées par Ouest-France, France Médias Monde, Radio France et France Télévisions, ce baromètre permet de mettre en avant le rapport qu'entretiennent les Français avec les journalistes. Neuf personnes sondées sur dix (92 %) "considèrent que leur rôle pour distinguer le vrai du faux est important" et 72 % d'entre eux "estiment même qu'il est indispensable", précise l'étude.

Une préoccupation qui n'a pas échappé à Jérôme Bouvier, président de l'association Journalisme & Citoyenneté, organisatrice des Assises. "De nouveaux mots apparaissent dans le débat public comme autant de métastases : fake news ; post vérité ; vérité alternative ; théorie du complot...", explique-t-il. Et de poursuivre : "Dopés à la bêtise humaine comme à l'intelligence artificielle, au cynisme politique comme aux intérêts des plateformes, ils gangrènent dangereusement notre capacité à vivre ensemble."

Des fakes news de plus en plus présentes

Et pour cause : 49 % des Français interrogés affirment avoir été confrontés aux fausses informations "plus souvent" et 41 % "autant qu'avant", preuve que la désinformation est omniprésente.

Le baromètre révèle également que 90 % reconnaissent qu'il y a "de plus en plus de rumeurs ou de fausses informations sur Internet et les réseaux sociaux". Et plus d'un Français sur quatre (77 %) assurent qu'il est "de plus en plus difficile de distinguer le site d'un média sérieux [...] des sites relayant toutes sortes d'informations non vérifiées".

Donald Trump représente cette contre-vérité. "En 2017, pour couvrir le premier mensonge du premier jour de son premier mandat, la conseillère presse de Donald Trump conteste toute notion de “vérité” et réclame le droit de lui préférer les “faits alternatifs”. Près de dix ans plus tard, [Donald] Trump impose au monde le tempo effréné de ses vérités qui n'en sont pas", écrivent les Assises.

Conséquences de la prolifération des fakes news : 19 % des Français assurent que "les vaccins contre la Covid-19 sont en réalité des outils de surveillance" et que "le réchauffement climatique est un phénomène uniquement naturel, sans lien avec les activités humains" et 7 % croient toujours que la Terre est plate.

"Les opinions sont libres, les faits sont sacrés"

"Dans ce brouillard informationnel qui nous aveugle, le journaliste est aux avant-postes. Contesté, fragilisé, menacé, il est pourtant le “bouclier démocratique” ultime. En recherche de vérité, comme le clame ses chartes de déontologie. Déterminé à enquêter sur la réalité des faits, comme l'exige son métier", poursuit Jérôme Bouvier.

Selon les personnes sondées dans le baromètre, la mission principale d'un journaliste devrait être d'établir des faits vérifiés "même si cela contredit des opinions très répandues" (54 %) et "démêler le vrai du faux au quotidien" (51 %).

Elles sont également 61 % à penser que les médias accordent "trop de visibilité à certaines déclarations controversées de personnalités politiques comme Donald Trump". Car comme le rappelle Jérôme Bouvier, citant le journaliste britannique Charles Prestwich, "les opinions sont libres, les faits sont sacrés".

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