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Trump hésite face au plan des alliés de déminer le détroit d'Ormuz pour le trafic commercial

Un petit bateau à moteur passe devant des navires au mouillage dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le jeudi 11 juin 2026
Un petit bateau à moteur passe devant des navires au mouillage dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, jeudi 11 juin 2026 Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Malek Fouda
Publié le Mis à jour
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Trump hésite sur la proposition européenne mais défend son accord avec l’Iran et n’exclut pas une présence navale pour sécuriser la voie maritime.

La mission navale dans le détroit d'Ormuz que les alliés de Washington envisagent après l'accord visant à mettre fin à la guerre avec l'Iran aurait pour objectif de rassurer les équipages et les assureurs maritimes sur la possibilité de traverser de nouveau en toute sécurité ce passage étroit, en éliminant les mines explosives et, potentiellement, en assurant des escortes militaires.

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La France et le Royaume-Uni planchent sur ces plans depuis des mois. Le président français Emmanuel Macron avait avancé cette idée dès le mois de mars, alors que la guerre faisait rage, en expliquant que des navires de guerre pourraient escorter pétroliers et porte-conteneurs dans ce verrou maritime lorsque le conflit se calmerait.

Le président américain Donald Trump a déclaré à Macron lundi, lors du sommet du Groupe des Sept (G7), qu'il ne voyait pas la nécessité d'une « grande aide » parce que le détroit « sera ouvert » grâce à l'accord provisoire avec l'Iran.

« Je ne pense pas que ce soit une mauvaise idée d’avoir un ou deux navires ici, envoyés par quelques pays. Vous seriez un excellent pays pour le faire », a déclaré Trump au dirigeant français.

Dans un communiqué saluant l'accord-cadre qui prolongerait le cessez-le-feu provisoire entre les États-Unis et l'Iran et conduirait à la réouverture du détroit d'Ormuz, les alliés de Washington ont affirmé qu'ils « sont déterminés à prendre notre part » pour rouvrir d'urgence la voie maritime « dans le respect d'une liberté de navigation inconditionnelle et sans restriction ».

Le texte a été publié par la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Japon et l'Italie, rejoints ensuite par le Canada, tous membres, avec les États-Unis, du club des pays du G7.

Ils proposent « une mission strictement défensive et indépendante, destinée à rassurer le transport maritime commercial et à mener des opérations de déminage ».

Le porte-avions français à propulsion nucléaire Charles-de-Gaulle se trouve déjà dans la région. Macron l'a d'abord envoyé en Méditerranée orientale début mars, puis l'a fait passer par le canal de Suez jusqu'en mer d'Arabie.

D'autres pays déjà déployés dans la région, comme les Pays-Bas, l'Italie et le Royaume-Uni, pourraient apporter rapidement leur aide, a précisé Macron.

Le président français a indiqué à Trump que des avions de chasse français pourraient participer à des missions de surveillance au-dessus de ce passage maritime vital dès mardi, avant l'envoi « sous 48 heures » de frégates, « et dans un délai de deux à trois jours, du porte-avions ».

« Bien sûr, tout cela suppose que ce soit souhaité et demandé », a déclaré Macron. « Peut-être que cela ne sera pas souhaité et peut-être que cela ne sera pas nécessaire. Mais, en tout état de cause, cela traduit notre volonté d'aider. »

Ces bâtiments de déminage auraient pour mission de débarrasser le détroit de ces engins immergés menaçant la navigation, qui peuvent être propulsés par roquettes, reliés par des câbles ou posés sur le fond marin, et se déclenchent au son, au mouvement ou à la lumière.

Trump a indiqué que des mines avaient été découvertes et que les recherches pour en localiser d'autres se poursuivaient, mais que le détroit « est déjà partiellement rouvert ».

La Royal Navy britannique a tenu à mettre en avant le savoir-faire spécialisé qu'elle pourrait apporter à une telle mission, en accueillant des journalistes à bord du RFA Lyme Bay, un navire en attente de déploiement au large de Gibraltar le mois dernier.

Sources additionnelles • AP

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