L'accord, qui doit être signé vendredi 19 juin, fixe les principes d’une fin des combats, avant une phase de négociations ultérieure de soixante jours. Les dirigeants européens saluent cette première étape, espérant une réouverture rapide du détroit d'Ormuz.
De hauts responsables de l’UE ont salué lundi un accord conclu entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre, affirmant que l’Europe était prête à contribuer à "une paix durable".
"J’attends avec impatience la fin de cette guerre coûteuse et le plein rétablissement de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz", a écrit sur X António Costa, le président du Conseil européen représentant les États membres.
"Les armes doivent maintenant se taire", a exhorté M. Costa, ajoutant que "l’Union européenne est prête à contribuer à l’élaboration d’une stratégie globale pour une paix durable dans tout le Moyen-Orient".
Les États-Unis et l’Iran ont indiqué avoir conclu un accord pour mettre fin à la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, et rouvrir le détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce maritime, tout en donnant peu d’indications sur l’épineuse question du programme nucléaire de Téhéran.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné que "la priorité est désormais une mise en œuvre rapide et complète de l’accord", appelant "toutes les parties à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban et à mettre en œuvre un véritable cessez-le-feu".
"Il ne peut y avoir de paix au Moyen-Orient tant que le Liban est en flammes", a-t-elle mis en garde, ajoutant que la réouverture d’Ormuz était "essentielle pour la stabilité régionale et l’économie mondiale" et qu’un accord final "devrait mettre un terme aux programmes nucléaire et balistique de l’Iran ainsi qu’à ses activités déstabilisatrices dans la région".
Avant des discussions avec les ministres des Affaires étrangères du bloc, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a indiqué que les ministres examineraient lundi "comment l’UE peut être étroitement associée à la prochaine phase".
Paris et Londres prêts à accompagner la réouverture du détroit d'Ormuz
Parallèlement, le président français a indiqué qu’une mission militaire mise en place par Paris et Londres pour accompagner le trafic dans le détroit d’Ormuz était prête à être déployée, après l’annonce de l’accord visant à mettre fin à la guerre.
Emmanuel Macron, qui doit recevoir son homologue américain Donald Trump pour un sommet du G7 plus tard dans la journée de lundi, a précisé que "les moyens de la mission franco-britannique sont en place et prêts à être déployés".
"La reprise du trafic maritime, sans restrictions ni péages, est une condition essentielle de la stabilité régionale et de l’économie mondiale", a-t-il écrit dans un message publié sur X.
Le détroit d’Ormuz est une voie maritime vitale pour l’acheminement de l’énergie, que l’Iran bloque de fait depuis le début de la guerre.
Sans mentionner le détroit d’Ormuz, l’agence de presse d’État Fars a indiqué, dans un rapport publié quelques minutes après l’annonce de Trump, qu’un cadre juridique régissant la navigation dans les eaux du golfe Persique serait établi en coopération entre l’Iran et Oman.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a indiqué que la cérémonie officielle de signature de l’accord aurait lieu en Suisse vendredi.