Cette décision intervient plus d'une semaine après que des activités suspectes ont été observées autour de la base de la Royal Air Force.
Le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis ont retiré tous les bombardiers B-1 de la base aérienne britannique de Fairford en raison de nouvelles menaces, imputées à l'Iran.
"Il y a eu des menaces", a déclaré Donald Trump aux journalistes à la Maison-Blanche, ce lundi 5 octobre. "Et plutôt que de tenter l'ennemi, nous capturerons l'ennemi et nous vaincrons l'ennemi, mais pourquoi devrions-nous les laisser là ? Nous les avons donc déplacés un peu, pas très loin", a-t-il précisé. Le gouvernement britannique avait pourtant assuré que le site était sécurisé.
Plus tôt, le Pentagone avait confirmé que les bombardiers avaient quitté la base aérienne de la Royal Air Force, utilisée par les États-Unis pour lancer des frappes "défensives" contre Téhéran.
Deux responsables américains ont indiqué à des médias américains que les bombardiers avaient été déplacés après que des commandants avaient reçu de nouvelles menaces concernant un complot soutenu par l'Iran. L'un d'entre eux a précisé que les nouvelles informations faisaient partie des mêmes alertes de menace apparues il y a trois semaines, mais que la situation était devenue urgente au cours des dernières 24 heures.
Des activités suspectes encore floues
Les spéculations se multiplient autour de cette base aérienne depuis l'incident survenue le 27 septembre. La police avait été appelée par un agriculteur qui avait signalé un groupe d'hommes jugés "suspects" circulant dans trois camionnettes.
Au total, six hommes ont été arrêtés, tous de nationalité britannique. L'un d'entre eux est également Iranien. Ils ont depuis été remis en liberté sous caution, dans l'attente d'une enquête plus approfondie, ce qui avait fortement déplu à Donald Trump.
Les enquêteurs n'ont trouvé aucun explosif dans les camionnettes, mais "une certaine quantité d'essence a été récupérée", selon la police antiterroriste.
Donald Trump n'a pas voulu commenter des informations selon lesquelles la menace impliquait des drones d'attaque, déclarant. "Je ne peux pas vous dire cela, mais s'ils l'ont fait, ils souffriront énormément." "Nous connaissons en réalité les personnes qui ont proféré la menace", a-t-il précisé, ajoutant qu'elle serait liée à l'Iran.
"Nous disposons de méthodes éprouvées pour défendre nos bases dans tout le pays et partout dans le monde", a déclaré le Premier ministre britannique, Andy Burnham.
Les spéculations sur les motivations derrière l'incident vont de la menace terroriste au vol de carburant, alors que les prix de l'énergie au Royaume-Uni atteignent des niveaux records cette semaine. Andy Burnham avait auparavant déclaré qu'il existait "de fortes indications selon lesquelles l'Iran avait joué un rôle" dans l'incident, une accusation rejetée par Téhéran.
L'ambassade d'Iran à Londres a déclaré qu'elle "rejette catégoriquement et condamne fermement" les spéculations selon lesquelles Téhéran serait impliqué.