La voie d’un retour en Espagne s’ouvre pour Carles Puigdemont après une décision du Tribunal constitutionnel favorable à l’application de la loi d’amnistie. Depuis la Belgique, l’ancien président catalan a toutefois estimé que le différend politique entre la Catalogne et l’Espagne restait entier.
La voie d'un retour en Espagne s’ouvre pour Carles Puigdemont, après neuf années d’exil en Belgique. Depuis Waterloo, l'ancien président catalan s’est réjoui de la fin des poursuites judiciaires à son encontre, tout en estimant que le différend politique entre la Catalogne et l'Espagne restait entier.
"En ce qui concerne les relations Catalogne-Espagne, rien n'a été résolu aujourd'hui. L'amnistie n'est pas la solution", a affirmé Carles Puigdemont lors d'une brève conférence de presse organisée dans la localité belge de Waterloo, où il réside depuis qu'il a quitté l'Espagne.
Selon le dirigeant de Junts per Catalunya, la procédure judiciaire à laquelle il fait face en Espagne constitue une "utilisation impropre des pouvoirs judiciaires" relevant "des régimes autoritaires et est donc inacceptable dans une démocratie européenne".
Le tribunal s'est prononcé à la suite du recours présenté par l'ex-conseillère catalane Dolors Bassa, après que le Tribunal suprême a refusé d'appliquer l'amnistie au délit de détournement de fonds.
La question de fond était de savoir si l'utilisation d'argent public pour financer le référendum d'indépendance pouvait être couverte par la loi d'amnistie. Le Tribunal suprême a estimé que non, considérant qu'il y avait un bénéfice personnel de nature patrimoniale pour ses promoteurs. Le Tribunal constitutionnel, en revanche, a rejeté cette interprétation.
Carles Puigdemont pourra revenir en Espagne une fois la levée du mandat d’arrêt qui pesait contre lui depuis 2017 prononcée par la Cour suprême. L’ancien dirigeant catalan a toutefois indiqué vouloir poursuivre en exil son engagement politique en faveur de l'indépendance de la Catalogne.