Après 21 ans sous le maillot de l’Albiceleste, Lionel Messi a disputé son dernier match avec l’Argentine. Le "petit magicien" a soigné ses adieux avec un but et deux passes décisives.
Un but, deux passes décisives et une dernière ovation. Après avoir porté durant 21 ans le maillot bleu et blanc de l’Albiceleste, Lionel Messi a foulé la pelouse pour la dernière fois. Un ultime match disputé contre le Bénin à Buenos Aires et remporté 3-0.
L'Argentine, nation passionnée de football, devra désormais composer sans l'un de ses joueurs phares. La ferveur des supporters argentins pour celui qu'ils surnomment le "petit magicien" n’a toutefois pas toujours été unanime : à plusieurs reprises au cours de son illustre carrière, Messi a dû faire face à une pression immense dans son pays, où l'on attendait de lui qu'il traduise son génie par des titres. Une consécration qui ne s'est produite qu’à la fin de sa carrière.
Après la finale de la Copa América perdue face au Chili en 2016, le joueur argentin s’était brièvement retiré du football international, déclarant à l’époque qu’il avait fait tout ce qu’il pouvait mais qu’il ne pouvait plus continuer.
Ce mardi, il a été acclamé comme le capitaine éternel de l’Argentine. Un statut acquis après avoir offert à son pays la Copa América en 2021, la Coupe du monde en 2022, un nouveau titre en Copa América en 2024, puis l'avoir mené jusqu'à une finale de la Coupe du monde en 2026, perdue face à l’Espagne.
"Les Argentins disent souvent : 'Dieu merci, je suis né à une époque où j'ai pu vivre le miracle de voir jouer Messi'", souligne Andrés Rabinovich, chercheur à l'université de Chicago qui a étudié le rôle du football dans la culture argentine.
Très ému après la rencontre, Lionel Messi a déclaré qu’il ne voulait pas quitter le terrain et a remercié sa famille, ses coéquipiers et les supporters pour leur soutien tout au long de ce parcours exceptionnel.
Dans le stade, un spectacle de drones projetait ses hologrammes tandis que la foule scandait son nom et partout dans le pays des fresques murales se sont multipliées en hommage à ses exploits.
"Je ne sais pas s'il y a déjà eu une histoire d'amour entre un joueur et une nation aussi forte que celle que tu as construite", a écrit son coéquipier Rodrigo De Paul sur Instagram.