Malgré une cyberattaque perturbant l’accès à la plateforme, la commission d’organisation assure que l’intégrité des votes reste garantie. Le vote a débuté ce vendredi à 8 heures et doit s’achever dimanche soir, contre samedi initialement.
Un scrutin chamboulé. Selon les organisateurs de la primaire sociale-démocrate, la plateforme de vote électronique permettant de choisir un candidat a été victime d’une cyberattaque dès son ouverture, ce vendredi matin à 8 heures.
Le vote, qui devait se terminer samedi soir, a dès lors été prolongé jusqu'à dimanche, à 18 heures, a annoncé, vendredi soir, la commission d'organisation du scrutin.
"La nature de cette attaque consiste à porter à son maximum le nombre de connexions simultanées par le biais de bots", a précisé la commission d'organisation de la primaire, dans un communiqué publié ce vendredi dans la matinée. "De fait, cet afflux massif et fictif de connexions entrave la capacité à voter d'une partie des électrices et électeurs."
Le scrutin ne comptait que 20 000 votants, vendredi à 19 heures, sur 140 000 inscrits, ont précisé les organisateurs. Toutefois, la commission précise qu'"à aucun moment la plateforme de vote n'a été interrompue et le scrutin a pu se poursuivre sans coupure depuis son ouverture, assurent les organisateurs_. L'intégrité des votes enregistrés n'est pas compromise."_
"Les organisations politiques parties prenantes condamnent fermement cette tentative de perturbation du processus démocratique et saisissent la justice de cette grave attaque d'un processus démocratique", dénoncent-ils aussi.
Cinq candidats en lice
Plus de 140 000 personnes sont appelées à départager cinq prétendants à la candidature de la gauche sociale-démocrate à la prochaine élection présidentielle. Outre le favori Raphaël Glucksmann, eurodéputé de Place publique, sont en lice le patron du parti socialiste Olivier Faure, l'ex-candidate à l'élection présidentielle de 2007 Ségolène Royal, le député de la gauche républicaine et socialiste Emmanuel Maurel, et le député socialiste Jérôme Guedj.
Si le corps électoral a largement dépassé les prévisions qui tablaient sur 90 000 inscrits, cette primaire à gauche est très loin de celle qui avait permis la victoire de François Hollande en 2012. La primaire avait alors rassemblé entre 2,6 et 2,8 millions de votants.
Après trois débats télévisés où les échanges ont parfois été rugueux, plusieurs points de friction se sont fait jour entre les candidats, notamment sur une éventuelle alliance avec le parti de gauche radicale La France insoumise. Le résultat devrait être connu samedi soir.