L'agression s'est déroulée lundi matin au collège Joseph Lakanal situé à Aubagne, près de Marseille. Le collégien a été interpellé et les deux victimes, touchées jambes, ont été transportées à l’hôpital. Le père du suspect a été placé en garde à vue.
Le principal du collège Joseph-Lakanal, à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, ainsi qu’une enseignante ont été blessés par balle lundi 12 octobre, vers 10 heures. Un adolescent de 14 ans a été interpellé, selon des sources policières et le parquet de Marseille cité par l’AFP.
Selon le journal Le Parisien, qui cite des sources policières, le suspect est un élève de l’établissement. Il aurait pénétré dans le collège armé d’un fusil de chasse de calibre 12 avant de tirer sur les deux membres du personnel. Le CPE de l’établissement a maîtrisé l’adolescent dans un couloir du collège.
Les deux victimes âgées de 53 et 37 ans ont été prises en charge par les secours. Leur pronostic vital n’est pas engagé. Une troisième personne a également été légèrement éraflée par les tirs, selon une source policière.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, son collègue de l’éducation nationale, Edouard Geffray, et la ministre déléguée chargée de l’Enseignement, Sabrina Roubache, sont arrivés sur place en milieu d’après-midi.
Ils ont assisté à une réunion avec l’équipe éducative, remerciant les forces de l’ordre et les secours, ainsi que le personnel de l’établissement.
"Nous sommes venus témoigner de l’unité et de la société et de la communauté éducative autour d’une équipe qui est extrêmement éprouvée", a témoigné le ministre de l’éducation, assurant que cet acte n’était "pas lié au blocage du lycée". Edouard Geffray a dénoncé "un acte criminel [qui] a une résonance très particulière pour nous, puisqu’il s’inscrit dans la semaine de commémoration des assassinats de [Dominique] Bernard et [Samuel] Paty."
Mardi, le collège accueillera seulement les professeurs, et, mercredi, les élèves pourront revenir, seulement pour un temps d'échange alors que les cours devraient être suspendus.
Le contexte des tirs reste à déterminer, tout comme un éventuel lien avec le mouvement lycéen. Les parents du suspect ont été placés en garde à vue, alors que des perquisitions étaient en cours lundi soir.