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Allemagne: ce qu'il faut savoir sur la future taxe sur les boissons sucrées

Photo d'archive - Des canettes de soda et des bouteilles d'eau sont exposées sur un chariot de vente, lundi 7 mai 2018 à New York.
Archives - Des canettes de soda et des bouteilles d'eau sont exposées sur un chariot de rue, lundi 7 mai 2018 à New York. -  Tous droits réservés  AP Photo/Mark Lennihan
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Par Doloresz Katanich
Publié le
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Berlin approuve une taxe sur les boissons sucrées, prévue à partir du 1er juillet 2027, pour aider à financer le système d'assurance maladie obligatoire et réduire la pression sur les cotisations.

Le gouvernement allemand a approuvé un projet de loi visant à taxer les boissons sucrées dans la première économie européenne. Si le Bundestag l'adopte, la taxe entrera en vigueur le 1er juillet 2027. La coalition veut augmenter les recettes du budget fédéral tout en incitant les fabricants à réduire la teneur en sucre et à proposer des produits plus sains.

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Ce prélèvement doit alléger la pression sur le système de santé, qui supporte chaque année des coûts de plus de 2 milliards d'euros liés à la forte consommation de boissons sucrées, à l'origine d'obésité, de diabète et de caries dentaires.

Selon le gouvernement fédéral, Berlin utilise la taxe pour mettre en œuvre "ce que les associations des secteurs de la santé, de la recherche, de la protection de l'enfance et de la défense des consommateurs réclament depuis longtemps".

La taxe devrait générer pour l'État fédéral des recettes supplémentaires de 690 millions d'euros en 2027 et de 925 millions d'euros en 2028.

Selon le gouvernement fédéral, ces recettes doivent aider à limiter les coupes prévues dans sa subvention au fonds central de santé, ce qui pourrait réduire la pression pour augmenter les cotisations d'assurance maladie des assurés.

Boissons concernées par la taxe : qui va payer plus cher ?

Selon le projet de loi, les boissons soumises à cette taxe incluront celles dont la teneur totale en sucre atteint au moins 5 g pour 100 ml. Pour les boissons contenant au moins 5 g mais moins de 8 g de sucre pour 100 ml, le droit serait de 0,26 € par litre. À partir de 8 g de sucre pour 100 ml, il passerait à 0,32 € par litre.

La liste comprend donc les boissons gazeuses, comme Coca-Cola, les thés glacés, les boissons énergétiques, les nectars de fruits et les concentrés de jus avec ajout de sucre.

Les boissons alcoolisées et leurs versions sans alcool ne sont pas incluses dans le dispositif. Les boissons à base de lait, d'avoine ou de riz, ainsi que les jus de fruits et de légumes purs, seraient également exemptés de la taxe. Les boissons contenant des édulcorants au lieu de sucre seraient aussi exclues.

Même si les fabricants ou les grossistes paieraient la taxe, le gouvernement fédéral s'attend à ce que les consommateurs subissent des hausses de prix de plusieurs dizaines de centimes sur les boissons sucrées.

Les petits fabricants indépendants produisant jusqu'à 70 000 litres par an seraient exemptés de ce droit. Une exemption supplémentaire pour les entreprises produisant jusqu'à 1 million de litres par an devra être approuvée par la Commission européenne, au titre des règles sur les aides d'État.

La taxe a suscité des critiques avant comme après l'accord au sein de la coalition. Selon le service d'information Tagesschau de la chaîne publique allemande ARD, le ministre-président de Hesse Boris Rhein (CDU) a estimé que la taxe rendra les boissons plus chères et pourrait menacer des emplois dans l'industrie des boissons.

Le Tax Foundation, un think tank basé aux États-Unis, a également mis en doute les bénéfices sanitaires des taxes sur les boissons sucrées dans un rapport publié en 2025. L'organisation y soutient que, "si les taxes sur les boissons sucrées semblent bien en augmenter les prix, rien ne prouve une amélioration significative de l'état de santé à la suite de la hausse du prix des boissons sucrées".

L'Allemagne rejoindrait plusieurs pays de l'Union européenne (UE) qui taxent déjà les boissons sucrées, notamment la France, le Portugal et la Hongrie, où une taxe plus large de santé publique est en vigueur depuis 2011.

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