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Couvre-feux localisés et premières condamnations après les émeutes du 17 octobre

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La police anti-émeute fait face aux manifestants lors d'une manifestation à Paris, le samedi 17 octobre 2026
La police anti-émeute fait face aux manifestants lors d'une manifestation à Paris, le samedi 17 octobre 2026 -  Tous droits réservés  AP Photo/Laurent Cipriani
Tous droits réservés AP Photo/Laurent Cipriani
Par Vincent Reynier
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Sur demande du Premier ministre, Sébastien Lecornu, des couvre-feux ont été mis en place dans plusieurs villes de France - dont Paris, Lyon, Nice et Lille - dans la nuit de lundi à mardi.

Des couvre-feux localisés étaient en place dans la nuit de lundi à mardi dans plusieurs villes de France, suite aux violences qui ont éclaté en marge des manifestations de ce week-end.

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À Paris, le couvre-feu concernait la place de la République et le secteur du quartier des Halles de 23 heures à 6 heures du matin. Des restrictions étaient également en place à Lyon, à Nice, et dans certaines zones de plusieurs villes du Nord, dont Lille et Douai.

Des interdictions de manifester étaient également en place dans certains quartiers de la capitale et de la presqu'île lyonnaise.

"Les manifestations, tous les cortèges, défilés, attroupements et rassemblements revendicatifs sur voie publique" sont interdits, ainsi que "la circulation des personnes, ainsi que leur présence sur la voie publique", a indiqué le préfet du Rhône, Étienne Guyot.

Ce dernier avait auparavant dénoncé des violences d’une "ampleur inédite" dans la capitale des Gaules, où les émeutiers ont incendié l'office de tourisme de la place Bellecour et vandalisé de nombreux magasins au cours du week-end.

La police anti-émeute fait face aux manifestants devant l'office du tourisme incendié, sur la place Bellecour, à Lyon, le samedi 17 octobre 2026.
La police anti-émeute fait face aux manifestants devant l'office du tourisme incendié, sur la place Bellecour, à Lyon, le samedi 17 octobre 2026. Photo AP/Laurent Cipriani

Tout en disculpant les manifestants "pacifiques", le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a accusé des "radicaux beaucoup plus violents, agressifs qui ont envahi l'espace public".

Plus de 3 000 commerces vandalisés

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait demandé lundi aux préfets de mettre en place ces couvre-feux "localisés", suite aux violences urbaines survenues ce week-end.

Sur X, ce mardi matin, le chef du gouvernement s'est félicité de cette mesure, estimant que "les couvre-feux ciblés ont contribué au calme de cette nuit".

"Ce soir, de nouveaux couvre-feux seront décidés là où la situation le nécessite. Ces décisions seront prises sur le terrain, par les préfets, en lien avec les maires", a ajouté le Premier ministre.

Plus de 3 000 commerces ont été vandalisés lors des émeutes, selon le gouvernement.

Sébastien Lecornu a reconnu lundi des failles dans la gestion sécuritaire des manifestations, déclarant : "Comme dans toutes les opérations difficiles, il y a des choses qu’on réussit, et des choses qui merdent".

Le chef du gouvernement a annoncé une nouvelle série de réunions d’urgence mardi, qui s'ouvrira par une rencontre avec les représentants des "principales plateformes de réseaux sociaux".

Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a par ailleurs promis des "mesures de soutien aux commerçants et artisans directement impactés, pour leur assurer une reprise rapide de leur activité".

Quant au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, il a déclaré lundi sur France Inter : "ll faut évidemment être meilleur dans l’anticipation de la mobilisation telle qu’elle se produit".

La police anti-émeute utilise un canon à eau face à des étudiants lors d'une manifestation à Rennes, le mardi 6 octobre 2026
La police anti-émeute utilise un canon à eau face à des étudiants lors d'une manifestation à Rennes, le mardi 6 octobre 2026 Photo AP/Jeremias Gonzalez

Plusieurs personnes ont été condamnées ce lundi à des peines de prison ou à des heures de travaux d'intérêt général à l'issue des premières comparutions immédiates, qui se sont tenues à Paris, Toulouse et Bobigny.

De nouvelles audiences, pour des faits particulièrement graves, se tiennent ce mardi.

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