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Manifestations en France : 1 314 interpellations, 53 membres des forces de l'ordre blessés samedi

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Un manifestant renvoie une grenade lacrymogène vers la police après une manifestation contre la hausse du coût de la vie, à Rennes, en France, samedi 24 octobre 2026.
Un manifestant renvoie une grenade lacrymogène vers la police après une mobilisation contre la hausse du coût de la vie à Rennes, France, samedi 24 octobre 2026. -  Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved
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Par Nathan Rennolds & Alexander Kazakevich
Publié le
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Le ministère de l'Intérieur a publié un bilan provisoire de la mobilisation nationale du 24 octobre, après une "nuit calme". Il souligne que les cortèges autorisés se sont déroulés sans heurts, tout en accusant des "militants d'ultragauche" d'avoir cherché à s'en prendre aux forces de l'ordre.

L'acte II de la mobilisation sociale en France ont donné lieu à 1 314 interpellations, selon un bilan national provisoire présenté dimanche par le ministère de l'Intérieur.

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Cinquante-trois membres des forces de l'ordre ont été blessés et 24 commerces pillés. Le ministère n'a pas communiqué de bilan concernant les manifestants blessés.

"Plusieurs enquêtes ont été ouvertes", indique le ministère, sans apporter davantage de précisions. Malgré des incidents, la nuit a été "calme", souligne-t-il. La mobilisation a rassemblé entre 410 000 et 800 000 personnes à travers la France, selon les chiffres respectifs du gouvernement et des organisateurs.

Une semaine plus tôt, les tensions politiques et sociales avaient dégénéré en scènes de chaos. Ce samedi, les rassemblements se sont globalement déroulés dans le calme, selon le ministère de l'Intérieur, qui précise que "les cortèges ayant déambulé sur la voie publique selon un itinéraire prévu et discuté avec les autorités locales, encadrés par les forces de sécurité intérieure" se sont déroulés globalement dans le calme.

"Même" niveau de violence, mais des "tentatives d'action entravées"

Des débordements ont toutefois été signalés. "Des groupes à risque, composés notamment de militants d'extrême gauche radicale et d'ultragauche, ont pu se constituer à l'avant, au sein, ou en marge de la plupart de ces cortèges (...), pour fomenter des attaques contre les forces de sécurité intérieure ou contre les personnes et les biens", poursuit le communiqué.

"Si le niveau de violence de ces éléments radicaux a été le même que la semaine passée, les tentatives d’action (...) ont pu généralement être entravées", affirme le ministère de l'Intérieur.

À titre de comparaison, le nombre d'interventions pour des incendies a nettement diminué, passant de 2 025 la semaine précédente à 75 lors de cette nouvelle journée de mobilisation, selon les chiffres du ministère.

Des affrontements avec la police ont éclaté dans plusieurs grandes villes, dont Lyon, Grenoble, Lille, Marseille, Montpellier, Nantes, Strasbourg. À Toulouse, un jeune homme de 20 ans a été grièvement blessé à la main.

À Paris, la correspondante d'Euronews, Estelle Nilsson-Julien, a vu sur le terrain des policiers antiémeute tirer des gaz lacrymogènes et charger la foule aux abords de la porte de Vincennes, en fin de manifestation. Des groupes d'individus tiraient quant à eux des mortiers d'artifice en direction des forces de l'ordre. La police a également eu recours à un canon à eau pour disperser les manifestants et procédé à des contrôles des personnes traversant la place de la Nation, toute proche.

Les autorités avaient prévu un dispositif de sécurité nettement renforcé après les violences survenues dans toute la France le week-end précédent.

Quelque 70 000 membres des forces de sécurité ont été mobilisés à travers le pays. Le gouvernement a également fait appel au GIGN, à la BRI et au Raid pour encadrer les manifestations. Des militaires de l'opération Sentinelle ont, de leur côté, été déployés pour sécuriser certains bâtiments publics et permettre aux forces de police de se concentrer sur le maintien de l'ordre.

Samedi soir, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a salué l'action des préfets et des forces de l'ordre, mais il a encore accusé "des individus de l'extrême gauche et de l'ultragauche" d'avoir "une nouvelle fois cherché à semer le désordre, notamment lors de la dispersion des cortèges".

"Ces actes sont inacceptables", a-t-il écrit dans un message sur X, en citant notamment Paris, Marseille, Lyon, Grenoble, Nantes, Angers et Lille.

Le mouvement des gilets jaunes a appelé à de nouvelles manifestations le 31 octobre.

À Orléans, les autorités continuent de surveiller de près le congrès du Rassemblement national, qui a réuni samedi des partisans du parti mais aussi des contre-manifestants. Après la réélection de Jordan à la tête du RN, le parti tient ce dimanche après-midi un grand meeting pour lancer la campagne présidentielle de Marine Le Pen.

Selon la préfecture de la région Centre-Val de Loire et du Loiret, 3 000 membres des forces de l'ordre et des services de secours ont été mobilisés samedi à Orléans, où 13 000 manifestants ont défilé.

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