Le Premier ministre, le ministre de l’Éducation nationale et celui de l’Enseignement supérieur ont annoncé lundi plusieurs mesures pour répondre à la crise lycéenne et étudiante. Emmanuel Macron s'est lui rendu à Marseille pour soutenir les commerçants et les forces de l'ordre.
Les annoncent étaient attendues. Après plusieurs semaines de mobilisation des lycéens et des étudiants, le gouvernement français a présenté lundi des mesures pour tenter de répondre à leurs attentes.
Lors d'une réunion avec les organisations lycéennes et étudiantes, le Premier ministre Sébastien Lecornu, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray et le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste ont notamment annoncé une réforme de la plateforme Parcoursup, avec des ajustements en 2027 et un possible remplacement en 2028.
Ils ont également annoncé la création de 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, dont 10 000 en BTS, 4 000 en IUT et 1 000 dans les formations de santé.
Les bourses étudiantes seront aussi revalorisées en fonction de l'inflation. Et un fonds de rénovation sera débloqué pour le bâti universitaire.
Un débat sans vote sur "l’avenir du processus d’orientation" des lycéens se tiendra par ailleurs mercredi à 17 heures à l’Assemblée nationale, à la demande du gouvernement.
"On peut tous se féliciter de ces annonces très concrètes (…) La méthode du dialogue a gagné", a déclaré Nathanaël Combary, président du conseil d’administration du Renouveau lycéen, qui appelle toutefois à ce que la mobilisation continue.
À Marseille, Emmanuel Macron évoque les prochaines manifestations
Le président français Emmanuel Macron s'est lui rendu à Marseille ce lundi, accompagné de plusieurs ministre dont celui de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Le chef de l’État est allé à la mairie de Marseille, touchée par les violences du 17 octobre dernier. Il a également rencontrer des commerçants, victimes des pilleurs et des casseurs. Il a aussi salué et remercié les forces de sécurité intérieure.
"À Marseille comme ailleurs, le 17 octobre, il n’y avait pas assez de forces car nous n’avons pas assez anticipé", a-t-il reconnu, se félicitant de "l’organisation et l’anticipation" des manifestations de samedi. "L'ordre a été tenu", a-t-il déclaré.
Selon lui, les manifestations de samedi prochain sont "à risque", avant la journée de mobilisation nationale prévue le 5 novembre.Le parcours des manifestation déclarés sera maintenu, "mais en dehors des centres-villes" afin de "protéger [les] commerces", a-t-il annoncé.