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11 pays de l'UE promettent la mise sur le marché de 20,5 millions de barils de diesel

Parc de réservoirs à la raffinerie de pétrole Klesch (ex-BP) produisant diesel, essence et fioul, à Gelsenkirchen, en Allemagne, vendredi 2 octobre 2026.
Parc de réservoirs de la raffinerie Klesch (ex-BP) produisant diesel, essence et fioul, à Gelsenkirchen, en Allemagne, vendredi 2 octobre 2026. -  Tous droits réservés  AP Photo / Martin Meissner
Tous droits réservés AP Photo / Martin Meissner
Par Marta Pacheco
Publié le •Mis à jour
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Ces pays ont aussi exhorté Bruxelles à veiller à ce que le bloc dispose de raffineries opérationnelles capables de transformer le pétrole brut en produits comme le diesel ou le kérosène, que son économie consomme.

Onze pays de l'Union européenne (UE) se sont engagés à mettre sur le marché 20,5 millions de barils de diesel issus des réserves stratégiques d'ici fin janvier 2027. Une annonce faite alors que l'instabilité persistante au Moyen-Orient alimente les inquiétudes sur l'approvisionnement en carburant à l'approche de l'hiver, selon un document consulté par Euronews.

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La Belgique, le Danemark, la France, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède ont accepté de libérer de nouveaux volumes de diesel à la suite de la déclaration des dirigeants du G7 sur la sécurité énergétique et d'un appel urgent à l'action de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

"Nous, États membres de l'UE signataires de l'Agence internationale de l'énergie, avons pris et prenons des mesures décisives pour augmenter à court terme l'offre de pétrole brut et de produits raffinés grâce à la libération de volumes importants de réserves stratégiques, notamment de diesel", indique la déclaration commune.

L'initiative a été présentée par le ministre français de l'Énergie Roland Lescure en marge de la réunion des ministres de l'Énergie à Luxembourg le 29 octobre.

Au total, les pays vont mettre sur le marché de 42,6 millions de barils de pétrole et de produits raffinés en mars dans le cadre d'une action collective coordonnée par l'AIE, basée à Paris. Près de la moitié des produits raffinés sont du diesel, que le groupe de suivi du pétrole de la Commission européenne a décrit comme "reste sous tension".

Alors que Bruxelles affirme que des "pénuries physiques" ne sont pas envisagées, le commissaire à l'Énergie Dan Jørgensen soutient que la flambée des prix finira par priver les plus vulnérables.

L'UE est exposée à des perturbations de l'approvisionnement en diesel sur les marchés des carburants raffinés, qui touchent le transport routier, le fret, l'agriculture et l'industrie.

La libération de stocks stratégiques, sous la pression de l'administration des États-Unis, pourrait contribuer à augmenter l'offre immédiate et à atténuer les tensions sur le marché. Cependant, les analystes y voient une mesure temporaire et non une solution aux vulnérabilités de fond du système énergétique du bloc.

Bruxelles exhortée à renforcer la supervision des libérations de stocks

Les onze gouvernements ont exhorté la Commission à coordonner le suivi via le groupe de suivi du pétrole de l'exécutif de l'UE. Ils veulent que Bruxelles recueille des données mensuelles sur les volumes libérés, les types de produits et le calendrier des livraisons.

L'objectif est d'offrir aux marchés mondiaux une meilleure visibilité sur l'offre supplémentaire et d'aider les gouvernements à coordonner de nouvelles réponses si les conditions se détériorent.

La déclaration souligne aussi l'importance de l'industrie européenne du raffinage.

La guerre prolongée au Moyen-Orient, notamment les attaques contre les raffineries du Golfe, ainsi que les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes, ont encore accentué la pression sur un marché mondial du diesel déjà tendu, faisant grimper les prix de l'énergie.

Les gouvernements de l'UE souhaitent que le groupe pétrolier dirigé par la Commission surveille la production des raffineries et encourage les producteurs à augmenter leurs capacités lorsque cela est possible. La Commission a récemment lancé un dialogue stratégique avec les raffineries européennes et les producteurs de carburant afin de renforcer la sécurité d'approvisionnement.

Compte tenu de l'ampleur des perturbations, Bruxelles reconnaît que le bloc a besoin de raffineries opérationnelles capables de transformer le brut en produits consommés par son économie. Les libérations de stocks stratégiques peuvent combler des pénuries temporaires, mais seulement pour une courte période.

Les analystes estiment que les stocks pétroliers d'urgence ne peuvent pas compenser les perturbations de la capacité de raffinage ou des chaînes d'approvisionnement internationales. FuelsEurope, l'organisation professionnelle qui représente l'industrie européenne du raffinage, affirme que le bloc a besoin d'une "approche qui protège la compétitivité de son industrie du raffinage". Elle a aussi demandé à Bruxelles de créer les conditions d'investissement nécessaires à sa transformation.

L'état d'avancement global doit être examiné lors de la réunion des ministres de l'Énergie de l'UE le 10 décembre, ce qui leur donnera l'occasion d'évaluer la mise en œuvre avant l'échéance de janvier.

Le baril de Brent se négociait à 112 dollars le 20 octobre, contre 40 dollars avant la guerre.

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