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Marchés en hausse, valeurs refuges en baisse, Trump vante un accord sur le Groenland

ARCHIVES. La ville d’Ilulissat, au Groenland. 19 févr. 2025.
Photo d’archives. La ville d’Ilulissat, Groenland. 19 févr. 2025. Tous droits réservés  AP/Emilio Morenatti
Tous droits réservés AP/Emilio Morenatti
Par Eleanor Butler
Publié le
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Les marchés mondiaux ont rebondi après que le président américain a infléchi sa position sur l’île arctique, affirmant qu’un accord est en préparation.

Les marchés boursiers mondiaux ont rebondi jeudi, alors que le président américain Donald Trump est revenu sur ses menaces tarifaires liées au Groenland.

En marge du sommet annuel du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, Trump a indiqué avoir convenu du « cadre d’un futur accord » sur le Groenland après une rencontre avec Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN.

Le président a assuré qu’il n’utiliserait pas la force militaire pour s’emparer de l’île aux dépens du Danemark et a aussi renoncé à imposer des tarifs supplémentaires aux pays européens à partir du 1er février.

Les détails de ce futur accord restent rares, mais la désescalade a manifestement rassuré les investisseurs.

Peu après l’ouverture en Europe, le CAC 40 gagnait 1,31 %, le DAX allemand 1,23 %, l’IBEX 35 espagnol 1,05 %, tandis que le FTSE MIB italien progressait de 0,97 %. Le FTSE 100 britannique avançait de 0,76 %, et l’indice paneuropéen STOXX Europe 600 prenait 1,15 %.

Un coup de fouet mondial à mesure que les tensions s’apaisent

L’optimisme en Europe reflétait les mouvements des marchés asiatiques, avec le Nikkei 225 au Japon en hausse de 1,73 %, l’indice composite SSE en Chine de 0,14 %, et le S&P/ASX 200 en Australie de 0,75 %. À Hong Kong, le Hang Seng grignotait moins de 0,1 %, tandis que le Kospi sud-coréen gagnait 0,87 %, franchissant pour la première fois le seuil des 5 000 points et clôturant à un record de 4 952,53.

Sur les 12 derniers mois, le Kospi s’est imposé comme l’indice le plus performant au monde, porté par l’essor de l’IA, la Corée du Sud abritant des fabricants de puces clés comme Samsung Electronics et SK Hynix.

Les entreprises de semi-conducteurs, déjà très valorisées, ont vu leurs titres grimper encore après l’intervention du PDG de Nvidia, Jensen Huang, à Davos mercredi. Huang a affirmé que la transition vers l’IA nécessiterait des milliers de milliards de dollars d’investissements, ce qui a atténué les craintes de survalorisation, du moins pour l’instant.

Le Philadelphia Semiconductor Index, qui suit 30 entreprises américaines de semi-conducteurs, a clôturé en hausse de 3,18 % mercredi.

Du côté du sentiment américain plus large, les contrats à terme sur le S&P 500 progressaient de 0,40 %, ceux sur le Dow Jones de 0,20 %, tandis que les contrats à terme sur le Nasdaq gagnaient 0,64 %.

Or et bons du Trésor américains

Alors que les tensions entre l’UE et les États-Unis s’atténuaient, la demande d’actifs refuges a diminué.

Vers 9 h 30 (CET), l’or perdait 0,19 % à 4 828,30 dollars l’once, après un record de plus de 4 800 dollars atteint mercredi.

La popularité du métal tient à sa liquidité et à son rôle de couverture contre l’inflation, mais l’affaiblissement du dollar et la baisse des taux d’intérêt américains ont également soutenu l’or.

Lorsque le billet vert baisse, l’or devient relativement moins cher pour les acheteurs étrangers, ce qui stimule la demande et les prix. Des taux américains bas renforcent aussi l’attrait de l’or par rapport aux actifs portant intérêt, les investisseurs ne perdant pas grand-chose s’ils choisissent le métal plutôt que des obligations.

L’indice dollar, qui mesure le billet vert face à six autres devises, gagnait moins de 0,1 % à 98,81 jeudi.

Les rendements des obligations américaines de long terme ont également reculé après un bond en début de semaine, lié aux tensions autour du Groenland et aux menaces pesant sur l’indépendance de la Réserve fédérale, alors que Trump s’apprête à nommer un nouveau président. La volatilité au Japon a aussi contribué au bond précédent, certains investisseurs déplaçant des fonds des actifs américains vers la dette japonaise, plus rémunératrice.

Dans les prochains jours, les marchés scruteront de nouveaux détails sur l’accord de Trump concernant le Groenland, le Danemark ayant souligné que la souveraineté de l’île n’est pas négociable. Un sommet d’urgence des dirigeants de l’UE se tiendra jeudi à Bruxelles pour faire face à la menace américaine.

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