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Un porte-conteneurs CMA CGM a passé le détroit d’Ormuz en déclarant avoir un "propriétaire français"

Des cargos naviguent dans le golfe Arabo-Persique vers le détroit d'Ormuz, aux Émirats arabes unis, le 19 mars 2026
Des cargos naviguent dans le golfe Arabo-Persique vers le détroit d'Ormuz, aux Émirats arabes unis, le 19 mars 2026 Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Quirino Mealha
Publié le Mis à jour
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Un navire de la compagnie française CMA CGM a franchi le détroit d'Ormuz. Il s'agit du premier bâtiment d'Europe de l'Ouest à traverser, en indiquant son propriétaire, ce goulet d'étranglement stratégique jusqu'ici quasi totalement bloqué par l'Iran.

Le Kribi, un porte-conteneurs du géant du transport maritime et de la logistique CMA CGM, est devenu le premier navire lié à l’Europe occidentale à franchir le détroit d’Ormuz depuis le début de la guerre impliquant l’Iran.

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Le CMA CGM Kribi, battant pavillon maltais et appartenant au troisième armateur mondial de porte-conteneurs, a mis le cap à l’est depuis les eaux au large de Dubaï jeudi après-midi.

Les données de suivi maritime montrent que le navire signalait sa propriété française lors de son passage le long des côtes iraniennes, en empruntant le couloir agréé entre les îles de Qeshm et de Larak.

Le navire était resté à l’arrêt dans le Golfe depuis le début du mois de mars, comme de nombreux autres bâtiments non iraniens, après que le conflit a fortement réduit le trafic commercial.

Le groupe CMA CGM, contrôlé majoritairement par la famille Saadé, aurait coordonné ce passage avec les autorités maritimes iraniennes.

Le porte-conteneurs se dirigerait vers Pointe-Noire, en République du Congo, dans le cadre d’un service reliant l’Inde, le Golfe et l’Afrique. Son passage intervient après plusieurs traversées réussies de navires liés à la Chine.

Cette évolution pourrait inciter d’autres armateurs à reprendre leurs opérations si le couloir se révèle fiable dans les prochains jours.

L’Iran discute avec Oman

Jeudi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a également annoncé que le pays préparait avec Oman un protocole destiné à sécuriser le trafic dans le détroit d’Ormuz, selon les médias d’État iraniens.

Le corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) chercherait à imposer des péages à partir de 1 dollar par baril et envisagerait des règlements en yuans chinois ou en stablecoins.

Des discussions porteraient également sur l’obligation pour les navires de transmettre des données détaillées à des intermédiaires liés au CGRI pour approbation, l’accès étant déterminé par un système de classement des pays.

Un méthanier tente une première traversée du détroit d’Ormuz

Parallèlement, un méthanier est entré dans le détroit d’Ormuz, ce qui constituerait la première traversée de ce type depuis le début du conflit.

Le navire Sohar LNG, qui ne transporte pas de cargaison, a mis le cap sur le terminal d’exportation de gaz naturel liquéfié de Qalhat, à Oman, et a commencé à progresser vers l’est dans le détroit jeudi, selon les données de suivi maritime.

Si elle se déroule sans incident, cette traversée constituerait le premier mouvement de méthanier depuis le déclenchement de la guerre.

Cette tentative illustre le retour progressif de différents types de navires dans la région.

Si les porte-conteneurs ont mené les récents essais de transit, les transporteurs d’énergie, comme les pétroliers et les méthaniers, avaient jusqu’ici largement évité ce goulet d’étranglement maritime en raison de risques accrus et de la suspension des couvertures d’assurance classiques.

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