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Airbus et BMW concluent des accords avec la française Mistral AI pour l’IA défense et sécurité

PHOTO D'ARCHIVES - Un Airbus A350-1000 évolue au salon aéronautique de Dubaï, Émirats arabes unis, le mercredi 19 novembre 2025. (AP Photo/Altaf Qadri)
ARCHIVES – Un Airbus A350-1000 évolue au salon aéronautique de Dubaï, Émirats arabes unis, le mercredi 19 novembre 2025. (AP Photo/Altaf Qadri) Tous droits réservés  AP Photo
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Par Una Hajdari
Publié le
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Airbus et BMW s'allient à la start-up française Mistral AI pour développer des systèmes d'IA, des technologies de défense aux simulations de crash.

Airbus a conclu un partenariat avec la start-up française d’intelligence artificielle Mistral AI afin d’étendre l’usage de l’IA dans l’ensemble de ses activités aéronautiques, de défense et spatiales.

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Selon un communiqué de presse conjoint publié jeudi, le géant européen de l’aéronautique entend intégrer l’intelligence artificielle à ses activités d’avions commerciaux, d’hélicoptères, de défense et spatiales.

Aux termes de cet accord, Airbus aura accès à l’ensemble des produits et aux équipes de recherche de Mistral AI, ce qui lui permettra de développer des outils d’IA sur mesure pour des projets aéronautiques et spatiaux complexes.

Airbus précise que le partenariat portera sur une IA « fiable » et « sécurisée », en particulier pour les applications sensibles de défense et du spatial.

« Ce partenariat ouvre la voie au déploiement de cas d’usage à fort impact et à forte valeur ajoutée d’une IA de confiance et responsable dans l’aéronautique », a déclaré dans un communiqué Catherine Jestin, vice-présidente exécutive en charge du numérique chez Airbus.

« Ensemble, nous déploierons la pile d’IA entièrement intégrée de Mistral afin d’accélérer l’innovation, de contribuer à améliorer la sécurité des vols et d’apporter davantage de valeur à nos clients », a déclaré Timothée Lacroix, cofondateur et directeur technique de Mistral AI.

Le partenariat donne également à Airbus un accès aux équipes de recherche de Mistral et une certaine influence sur la feuille de route des produits de l’entreprise.

Les deux entreprises ont identifié plusieurs axes prioritaires de collaboration. Elles vont notamment explorer des systèmes d’IA pouvant être utilisés à bord des avions et des engins spatiaux, automatiser la production de documentation technique, accélérer les cycles de conception grâce à des simulations pilotées par l’IA et développer des capacités d’IA en périphérie (edge AI), c’est-à-dire des modèles fonctionnant directement sur le matériel, pour des applications comme la reconnaissance automatique d’objets au service de la sécurité des vols.

Elles étudient aussi des applications dans la défense, comme les enquêtes cyber et l’assistance au développement de code dans des environnements hautement sécurisés.

Les deux entreprises indiquent qu’elles travailleront ensemble dans plusieurs domaines clés, notamment le développement de systèmes d’IA pouvant être utilisés à bord des avions et des engins spatiaux.

Elles prévoient également d’utiliser des simulations dopées à l’IA pour accélérer les processus d’ingénierie et de conception d’aéronefs.

Le partenariat doit aussi explorer les usages de l’IA liés à la défense, y compris les enquêtes cyber et le soutien au codage dans des environnements très sécurisés.

Timothée Lacroix, cofondateur et directeur technique de Mistral AI, a indiqué que les deux entreprises collaboreraient pour « accélérer l’innovation, contribuer à améliorer la sécurité des vols et offrir davantage de valeur aux clients ».

Cet accord intervient alors que les entreprises et institutions européennes sont de plus en plus mal à l’aise face à leur dépendance à l’égard de fournisseurs d’IA basés aux États-Unis, sur fond d’inquiétudes concernant la souveraineté des données, l’exposition en matière de sécurité et la portée juridique de la législation américaine sur les données stockées dans des infrastructures appartenant à des groupes américains.

Mistral envisage aussi de concevoir, et peut-être à terme de développer, ses propres puces, a indiqué à CNBC son directeur général Arthur Mensch, alors que l’entreprise cherche à « contrôler une plus grande partie de son infrastructure » tout en rivalisant avec les poids lourds américains comme OpenAI et Anthropic.

Mistral AI, fondée à Paris en 2023, se positionne comme une alternative européenne aux fournisseurs d’IA basés aux États-Unis, en mettant l’accent sur les modèles à poids ouverts et la souveraineté des données, des critères appelés à peser lourd dans les décisions d’achat dans la défense et le spatial.

BMW signe aussi un partenariat avec Mistral AI

BMW a annoncé le même jour un partenariat distinct avec Mistral AI, centré sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour améliorer les simulations de crash et le développement des véhicules.

Le constructeur allemand explique que cette collaboration doit permettre d’accélérer des travaux d’ingénierie complexes et d’améliorer la précision des tests de sécurité en entraînant des systèmes d’IA sur l’importante base de données de BMW en matière de simulations de crash.

BMW réalise chaque semaine des milliers de crash-tests virtuels et a accumulé plus d’un pétaoctet de données historiques de simulation, qui peuvent, selon l’entreprise, être utilisées pour développer des modèles d’IA spécifiques au secteur pour l’ingénierie automobile.

Cet accord s’inscrit dans un mouvement plus large des industriels européens visant à recourir à l’IA dans la conception, la production et la recherche.

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