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Carburants : les mesures annoncées par le gouvernement grec

Une employée de station-service remplit un bidon en plastique d'essence à Athènes
Une employée de station-service remplit un bidon en plastique d'essence à Athènes Tous droits réservés  © 2011 ΑΘΗΝΑΪΚΟ ΠΡΑΚΤΟΡΕΙΟ ΕΙΔΗΣΕΩΝ - ΜΑΚΕΔΟΝΙΚΟ ΠΡΑΚΤΟΡΕΙΟ ΕΙΔΗΣΕΩΝ
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Par Symela Touchtidou
Publié le
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Le Premier ministre annonce hausse de l'aide au chauffage, mesures sur le prix du pétrole et la subvention au diesel, mais montants, bénéficiaires et coût restent à préciser

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotákis a annoncé un nouveau paquet de mesures pour contenir le coût de l'énergie, centré sur le fioul de chauffage et le diesel automobile, alors que la hausse des prix internationaux de l'énergie se répercute plus fortement sur le marché grec.

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Dans sa publication hebdomadaire, le Premier ministre a indiqué que, dans les prochains jours, une intervention conjointe du gouvernement et des raffineries sera détaillée, afin que le prix de vente du fioul de chauffage commence en dessous de 1,75 € le litre.

Parallèlement, il a annoncé une augmentation généralisée de l'allocation de chauffage pour tous les ménages éligibles, quel que soit le combustible ou la source d'énergie utilisés, ainsi qu'une prolongation de la subvention sur le diesel automobile pour tout le mois d'octobre.

Intervention à la pompe pour le fioul de chauffage

Selon le Premier ministre, l'intervention sera financée par l'État et par les raffineries, afin que le prix de départ soit fixé en dessous de 1,75 € le litre.

Le gouvernement présente ce niveau comme inférieur au prix auquel s'est achevée la précédente période de distribution. Cela ne signifie cependant pas que le fioul de chauffage sera moins cher qu'au début de l'hiver dernier.

Cette comparaison est importante, car le prix de référence de 1,75 € correspond à la fin de la période précédente, lorsque les prix internationaux avaient déjà amorcé une trajectoire haussière. L'opposition souligne qu'au début de la précédente saison, le fioul de chauffage se vendait nettement moins cher, autour de 1,10 à 1,15 € le litre.

Par conséquent, même après l'intervention, les ménages pourraient être amenés à payer sensiblement plus qu'il y a un an. Pour une commande de 1 000 litres, une différence de 50 centimes par litre se traduit par une dépense supplémentaire de 500 €.

Un élément crucial sera également le niveau de la subvention à la pompe et la question de savoir si le prix inférieur à 1,75 € s'appliquera de manière uniforme dans tout le pays ou s'il présentera des écarts en raison des coûts de transport et des conditions locales.

L'allocation augmente pour toutes les formes de chauffage

La deuxième mesure concerne la hausse généralisée de l'allocation de chauffage. Comme l'a précisé le Premier ministre, l'aide ne sera pas limitée aux consommateurs de fioul, mais couvrira aussi les ménages qui utilisent d'autres formes d'énergie.

Cette précision élargit le champ des mesures au-delà du fioul, mais plusieurs points restent à clarifier :

  • le pourcentage ou le montant de la hausse,
  • les plafonds de revenus et de patrimoine,
  • les sources de chauffage qui seront éligibles,
  • les plafonds d'aide par ménage,
  • le calendrier des demandes et des versements.

Le Premier ministre a indiqué qu'une aide plus élevée restera prévue pour les régions aux conditions climatiques plus rigoureuses. La logique de différenciation géographique devrait donc être maintenue, sans qu'on sache encore si les coefficients correspondants seront modifiés.

Prolongation de la subvention sur le diesel

Le gouvernement prolonge pour le mois d'octobre la subvention sur le diesel automobile, qui s'élève actuellement au total à 15 centimes par litre — 10 centimes pris en charge par l'État et 5 centimes par les raffineries.

Aujourd'hui, le prix de détail du diesel avoisine 2 € le litre.

Il s'agit d'une mesure à l'impact économique plus large, car le diesel automobile ne pèse pas seulement sur les conducteurs, mais influence aussi le coût des transports, de la production agricole et de la chaîne d'approvisionnement.

Les annonces du jour ne comprennent pas de mesure immédiate équivalente pour l'essence sans plomb.

Ce nouveau paquet intervient dans une période de fortes turbulences sur les marchés internationaux. Le prix du Brent a terminé, le 18 septembre, à 104,87 dollars le baril. Les attaques contre des infrastructures énergétiques en Arabie saoudite et les problèmes sur les principales voies maritimes alimentent les craintes sur l'adéquation de l'offre.

Le gouvernement grec assure que l'approvisionnement en carburants est garanti.

Baisse des taxes uniquement via Bruxelles

Le Premier ministre grec n'a pas exclu la possibilité d'une réduction temporaire de la fiscalité sur les carburants, mais il l'a conditionnée à une décision prise au niveau de l'Union européenne (UE).

Selon lui, cette mesure pourrait être envisagée si l'UE autorise des interventions nationales exceptionnelles sans que les dépenses correspondantes soient comptabilisées dans les limites budgétaires.

Concrètement, Athènes demande le rétablissement du modèle appliqué lors de la crise énergétique consécutive à l'invasion russe en Ukraine. Tant que la clause générale de sauvegarde restait en vigueur, les États membres disposaient d'une marge budgétaire accrue pour les subventions et les allègements fiscaux. Le gouvernement cherche aujourd'hui une flexibilité comparable pour des mesures exceptionnelles sur les carburants, sans alourdir l'évolution des dépenses nettes autorisées.

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