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À Saint-Pierre-et-Miquelon, Macron vante la relation de la France avec le Canada

Le président Emmanuel Macron serre la main du Premier ministre canadien Mark Carney et lève le pouce après une déclaration commune au palais de l'Élysée.
Le président Emmanuel Macron, à droite, lève le pouce en serrant la main du Premier ministre canadien Mark Carney après une déclaration commune à l'Élysée. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Nathan Rennolds
Publié le Mis à jour
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Macron a déclaré qu'il voyait la rencontre prévue avec Mark Carney comme "un geste d'amitié très fort" et a souligné les relations naissantes du dirigeant canadien avec Bruxelles.

Le président français Emmanuel Macron a salué les relations entre la France et le Canada lors d'un déplacement à Saint-Pierre-et-Miquelon ce week-end.

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Macron est en visite dans la collectivité française d'outre-mer de Saint-Pierre-et-Miquelon du 19 au 21 septembre et doit y rencontrer le Premier ministre canadien Mark Carney dimanche.

S'adressant aux journalistes depuis l'archipel, situé au large de la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador, Macron a expliqué que l'objectif de la visite était d'aider le territoire à "tourner une nouvelle page" et a rejeté avec prudence l'idée que ce déplacement serait destiné à envoyer un signal.

"Nous ne devrions pas être aussi obsédés par l'idée d'envoyer des messages", a-t-il déclaré, ajoutant que la France disposait dans la région de "amis proches", dont le Canada.

À propos de la rencontre prévue avec Carney, Macron a dit y voir "un geste de très forte amitié" et a souligné le rapprochement croissant entre le dirigeant canadien et Bruxelles.

Il a également rappelé que le Canada dispose d'importantes réserves de matières premières critiques et de terres rares, ainsi que d'une production de gaz naturel liquéfié. Il a indiqué que la France et l'Union européenne (UE) chercheraient à conclure des contrats et des accords pour sécuriser l'approvisionnement de l'Europe en minerais stratégiques et en GNL.

Cette visite intervient après que le président américain Donald Trump a vivement critiqué Ottawa et l'UE, à la suite de l'annonce de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, selon laquelle le Canada pourrait devenir le premier "membre associé" du bloc.

Trump a jugé cette idée "ridicule", mais a prévenu que si elle se concrétisait et qu'il la considérait "ne serait-ce qu'un acte hostile", il imposerait "des tarifs très sévères ou cesserait de commercer avec l'Europe sur de nombreux produits".

Au début du mois, Trump a également publié sur son compte Truth Social une image montrant une carte de l'Amérique du Nord, où Saint-Pierre-et-Miquelon et le Groenland apparaissaient recouverts du drapeau américain.

Les États-Unis et le Danemark ont annoncé vendredi être parvenus à un accord sur le Groenland, Trump affirmant que ce texte donnerait à Washington le "contrôle permanent" de la sécurité de l'île.

Carney à Saint-Pierre-et-Miquelon

Carney doit arriver à Saint-Pierre-et-Miquelon vers 12h30, heure locale, selon son bureau.

Il participera ensuite à un "déjeuner de travail" avec Macron, avant que les deux responsables ne prennent part à une cérémonie de dépôt de gerbe. Ils feront ensuite une déclaration conjointe, avant que Carney ne regagne Ottawa.

Macron doit ensuite se rendre à New York pour l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU) la semaine prochaine — où l'accord de sécurité sur le Groenland porté par Trump doit également être signé.

Dans un message publié samedi sur X, Macron a assuré qu'il était "très fier et heureux" de se trouver à Saint-Pierre-et-Miquelon.

"L'océan nous sépare, mais ce qui nous unit vraiment, ce sont nos valeurs, un destin partagé et la République", a-t-il écrit.

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