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Arts de l'Islam, "un passé pour un présent"

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Un bassin incrusté d'entrelacs et de blasons, appartenant à un marchand soufi (15 et 16ème siècles). Bassin issu du musée des Beaux-Arts de Lyon.
Un bassin incrusté d'entrelacs et de blasons, appartenant à un marchand soufi (15 et 16ème siècles). Bassin issu du musée des Beaux-Arts de Lyon.   -   Tous droits réservés  Euronews
Par Ophélie Barbier  & Gaël Camba

L’exposition nationale « Les Arts de l’Islam, un passé pour un présent » se tient depuis novembre dernier dans 18 villes de France. Cette exposition, commanditée par le Premier ministre, touche désormais à sa fin ce 26 mars.

Avec pour bilan plus de 7 000 visiteurs et 2 500 élèves à Rillieux-la-Pape, au nord de Lyon, la maire adjointe à la culture Frédérique Mantione annonce « un franc succès ». Cette ville rhodanienne a été choisie pour abriter, le temps de l’événement, une dizaine d’œuvres en provenance du musée du Louvre et de musées lyonnais.

L'objectif de cet événement était de découvrir la richesse culturelle de la civilisation islamique. La médiathèque L'Échappée de Rillieux-la-Pape a accueilli cette exposition inédite, qui débute sur un film immersif ; sur les traces de l'origine des arts islamiques.

D’Égypte, d'Inde, de Syrie, d'Iran... Ici, les visiteurs partent à la découverte de trésors culturels issus de territoires très vastes. Coline Pissard-Gibollet, médiatrice à L’Échappée, décrit la complexité de ces arts, riches d'une diversité culturelle, linguistique et religieuse immense. Connectés très tôt entre eux, ces pays ont échangé quantité de savoirs et de techniques, dont les arts de l'Islam se sont nourris.

Ces œuvres uniques, qui visent à faire prendre conscience de l'apport des arts de l'Islam au patrimoine mondial, traversent les siècles. On y trouve par exemple une représentation de l'ascension céleste du prophète Mahomet datant du 17ème siècle, un bassin en métal incrusté de blasons du 16ème, ou encore un carreau mural d'une scène de fête datant du 19ème.

Chaque exposition se termine par la découverte d'une œuvre contemporaine. À Rillieux-la-Pape, la visite s'achève sur un visage, photographié par l'artiste iranienne Shirin Neshat, de son projet d'images "Les femmes d'Allah". Ces oeuvres récentes ont également leur place dans cet évènement culturel car, tel que l'affirme Coline Pissard-Gibollet, "les arts de l'Islam ne sont pas révolus" !