Cette fuite vient s'ajouter aux récents incidents qui ont marqué le quotidien du musée depuis le vol des joyaux historiques du 19 octobre dernier.
Pas de répit pour les équipes du plus célèbre musée du monde. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un dégât des eaux a endommagé un plafond peint datant de 1819.
L'eau, provenant d'un tuyau d'alimentation de chauffage situé dans une pièce technique, a touché un plafond peint par Charles Meynier, a appris Euronews auprès du Louvre, confirmant les informations de BFM.
L'œuvre occupe la salle 707, à l'entrée du département des peintures, dans l'aile Denon, qui abrite également la Galerie d'Apollon, théâtre du spectaculaire cambriolage d'octobre dernier.
"Les sapeurs-pompiers sont immédiatement intervenus et la fuite a été stoppée à minuit dix", a indiqué le musée, dévoilant les premières évaluations d'un restaurateur dépêché sur place vendredi matin.
"L'œuvre du plafond présente deux déchirures dans une même zone, provoquées par l'eau, et des soulèvements de la couche picturale sur le plafond et ses voussures".
Selon l'architecte en chef des Monuments historiques, cité par le musée, le plafond "ne présente pas de problèmes structurels", alors qu'une enquête "plus fine" se poursuit, tant sur le plafond que sur l'œuvre Charles Meynier, peintre néoclassique français connu pour ses grandes compositions historiques et mythologiques.
Aucune autre toile exposée n'a été dégradée, a confirmé le Louvre interrogé par Euronews.
Vendredi après-midi, certains espaces du musée restaient fermés, selon une alerte affichée sur son site officiel.
Dans un message adressé à Euronews, le musée a précisé que la salle concernée (707) devrait rouvrir "dans les prochaines heures".
Ces perturbations pourraient se prolonger, et l'ouverture au public lundi pourrait être décalée.
Une deuxième inondation en moins de trois mois
Depuis le vol de huit joyaux appartenant aux familles régnantes françaises au XIX siècle, la vie du Louvre est ponctuée par une série d'incidents.
Cette semaine, une opération policière a permis de démanteler un réseau présumé d'escroquerie à la billetterie, après un signalement du musée lui‑même.
En novembre dernier, une fuite d'eau dans la bibliothèque du département des Antiquités égyptiennes a endommagé plusieurs centaines d'ouvrages.
L'actualité du musée a également été marqué par plusieurs jours de mouvement social, les salariés protestant contre des conditions de travail jugées dégradées, notamment le manque de personnel et des lacunes dans la sécurité.