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Bombardements, exode... Le Liban entraîné dans le chaos de la guerre

De la fumée s'élève après une frappe aérienne israélienne à Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le vendredi 6 mars 2026.
De la fumée s'élève après une frappe aérienne israélienne à Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le vendredi 6 mars 2026. Tous droits réservés  (AP Photo/Hussein Malla)
Tous droits réservés (AP Photo/Hussein Malla)
Par Etienne Paponaud avec AFP & AP
Publié le Mis à jour
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Israël a lancé des dizaines de frappes sur le Liban ce vendredi. Selon une ONG norvégienne, l'attaque israélienne a déjà fait 300 000 déplacés. Trois casques bleus de l'Onu ont par ailleurs été blessés à l'intérieur de leur base.

Le bilan des victimes au Liban s'élève à 217 morts, selon un bilan diffusé vendredi par le ministère de la Santé du pays, alors que les frappes aériennes israéliennes ont pilonné la banlieue sud de Beyrouth, bastion du groupe militant chiite Hezbollah, affilié à l'Iran.

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Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a averti qu'"une catastrophe humanitaire se profile" en raison des ordres d'évacuation israéliens qui provoquent un déplacement massif de population.

L'agence humanitaire Norwegian Refugee Council (NRC) a déclaré vendredi que 300 000 personnes au Liban avaient été contraintes de fuir après qu'Israël ait lancé une vague d'ordres d'évacuation et lancé plusieurs dizaines de frappes aériennes ce vendredi.

L'ONG humanitaire a également remis en question la légalité des ordres d'évacuation massive émis par Israël dans cette région.

Des secouristes transportent le corps d'une personne tuée par une frappe aérienne israélienne dans la ville portuaire de Sidon, dans le sud du Liban, le vendredi 6 mars 2026.
Des secouristes transportent le corps d'une personne tuée par une frappe aérienne israélienne dans la ville portuaire de Sidon, dans le sud du Liban, le vendredi 6 mars 2026. (AP Photo/Mohammed Zaatari)

Ces ordres concernent des centaines de villages du sud du Liban, ainsi que des villages de la région de la Bekaa et de la banlieue sud de Beyrouth, soit une grande partie du territoire libanais. Elle a ajouté que le nombre de personnes susceptibles d'être déplacées pourrait potentiellement dépasser le million.

"Les ordres d'évacuation donnés par Israël exigeant que les civils quittent plusieurs zones du Liban soulèvent de graves préoccupations au regard du droit international humanitaire, qui interdit le transfert forcé de populations civiles", a déclaré le NRC.

"Ces ordres ne semblent pas avoir de justification militaire et n'offrent aucune garantie de passage en toute sécurité ni d'aide aux personnes qui fuient, aggravant ainsi les souffrances de centaines de milliers de familles", poursuit l'ONG.

L'organisation a insisté pour que les civils soient protégés, y compris ceux qui choisissent de rester ou qui ne sont pas en mesure de se déplacer.

Trois soldats de l'Onu blessés à l'intérieur de leur base au Sud-Liban

Le quartier général de la Force intérimaire des Nations unies (Finul) a été la cible de deux attaques à la roquette en fin d’après midi, à Bint Jbeil, tout proche de la frontière sud du Liban avec Israël. Plusieurs soldats ghanéens ont été grièvement blessés, a déclaré leur armée dans un communiqué.

La Finul a confirmé dans un communiqué que trois casques bleus avaient été blessés, sans évoquer l’origine des tirs, en assurant qu’une enquête était en cours.

"Lors de violents tirs ce soir, trois casques bleus ont été blessés à l’intérieur de leur base à Al Qawzah, dans le sud-ouest du Liban. Le plus grièvement blessé a été transféré à l’hôpital de Beyrouth pour y recevoir des soins. Les deux autres sont soignés dans une installation médicale de la Finul. Un incendie sur la base a été maîtrisé", pouvait-on lire.

"Toute attaque contre des casques bleus de la Finul constitue une violation grave du droit humanitaire international et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, et peut constituer un crime de guerre", a encore déclaré la Force des Nations unies.

Emmanuel Macron condamne une "attaque inacceptable"

Dans un message sur X, le président français Emmanuel Macron écrit : “Alors que la Force des Nations unies au Liban [Finul] joue un rôle-clé de stabilisation au sud du Liban, je condamne fermement l’attaque inacceptable qui a frappé aujourd’hui des membres de son contingent. La France y restera engagée.”

Emmanuel Macron a déclaré qu'il s’est entretenu avec le président syrien, Ahmed Al-Charaa, ainsi que le président libanais, Joseph Aoun. “La souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, doivent être respectées. Les déstabilisations en cours ne peuvent laisser aucune place au terrorisme. La France y veillera”, a déclaré le président français.

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