Deux hommes, arrêtés mercredi matin dans la région lyonnaise et dans l’Aube, ont été mis en examen et placés en détention provisoire ce vendredi dans le cadre de l'enquête sur le meurtre du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque il y a près de trois semaines.
L’enquête sur la mort de Quentin Deranque se poursuit. Deux hommes soupçonnés d’avoir participé aux violences contre le militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon ont été mis en examen et placées en détention provisoire ce vendredi.
Agés de 22 et 26 ans, ils avaient été arrêtés dans la région lyonnaise et dans l’Aube mercredi matin, deux semaines après une première vague d’interpellations.
Tous ont été arrêtés sur commission rogatoire des trois juges d'instruction chargés d'une information judiciaire ouverte pour "meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées".
Au total, 13 personnes ont donc désormais été placées en garde à vue depuis le 12 février dernier et le lynchage mortel du jeune militant identitaire dans les rues de Lyon en marge d'affrontements entre mouvances d'extrême droite et d'extrême gauche.
Mais seulement sept suspects ont ensuite été mis en examen, dont six pour "homicide volontaire". Selon une source proche du dossier, tous auraient des liens avec la Jeune Garde antifasciste, un mouvement d’ultragauche fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin dernier. Deux étaient collaborateurs du parlementaire à l’Assemblée nationale.
Parmi eux, quelques-uns ont reconnu avoir frappé Quentin Deranque ou "d'autres victimes", mais tous nient avoir eu l'intention de le tuer, selon le procureur de Lyon.