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"Arrêtez de parler avec le gouvernement taliban", lance l’ancienne maire de Maidan Shar

"Arrêtez de parler avec le gouvernement taliban", lance l’ancienne maire de Maidan Shar
Tous droits réservés Maria Psara, Euronews
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Par Maria PsaraEuronews
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A 26 ans Zarifa Ghafari fut la plus jeune afghane à diriger une ville du pays. A 29 ans, après la prise du pouvoir par les talibans, elle a fui son pays cachée dans une voiture

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Elle fut l'une des premières femmes à occuper un poste de maire en Afghanistan. A 26 ans Zarifa Ghafari était la plus jeune afghane à occuper cette fonction. Les menaces de mort, les tentatives d'assassinat et le meurtre de son père n'ont pas mis fin à son engagement.

Mais après la prise du pouvoir en août dernier par les talibans, elle a finalement quitté le pays. "Le jour où Kaboul est tombée, j'ai vu ce jour-là comment les choses ont changé en quelques heures. C'était un choc, c'est un choc et cela restera un choc", explique-t-elle.

Zarifa Ghafari a fui avec sa famille dans une voiture. Elle se cachait sur le sol du véhicule en se couvrant à chaque point de contrôle des talibans. Une fois hors d'Afghanistan elle a pu rejoindre l'Allemagne. "Au moment d'embarquer dans l'avion c'était plus difficile que la mort de mon père. Lorsque je suis montée dans l'avion, j'ai laissé tous les membres de ma famille, une grande famille, ma nation, l'Afghanistan", précise Zarifa Ghafari.

Arrêtez de parler avec le gouvernement taliban. C'est les reconnaître et c'est leur donner le pouvoir
Zarifa Ghafari
ex-maire de Maidan Shar, Afghanistan

Désormais elle alerte la communauté internationale pour défendre les droits des femmes dans son pays. Zarifa Ghafari s'est rendue à Bruxelles pour participer à une conférence. Pour la jeune femme cette rencontre est une tribune pour envoyer un message aux institutions européennes. "Arrêtez de parler avec le gouvernement taliban. C'est les reconnaître et c'est leur donner le pouvoir", insiste l’ancienne maire. Elle demande aussi à ne pas verser directement l’argent de l’aide humanitaire car il n’y a aucune certitude sur l’emploi de ces fonds par le nouveau régime.

Le rêve de Zarifa Ghafari est de pouvoir retourner un jour en Afghanistan. D'ici là elle compte poursuivre son combat pour les droits des femmes.

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