Ces dernières semaines, le sud de l'Europe a été frappé par d'importants phénomènes météorologiques, relançant un débat de longue date sur la préparation du continent.
Ces dernières années, l'Europe a été confronté à d'importantes catastrophes climatiques. Depuis le début de l'année 2026, le sud de l'Espagne et du Portugal ont subi d'importantes inondations. En Sicile, quatre kilomètres de côtes se sont effondrés après le passage du cyclone Harry, entraînant l'évacuation de plus de 1 500 personnes.
Les habitants des régions européennes les plus exposées se préparent-ils correctement à ces catastrophes qui sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus intenses ? L'intensification de ces phénomènes incite de nombreux citoyens de l'UE à prendre les choses en main.
Une nouvelle enquêtede l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) révèle que 40 % d'entre eux disposent désormais d'une police d'assurance couvrant les risques climatiques
Les micro-États mis à part, les pays où le taux de ménages assurés contre ces phénomènes est le plus élevé sont la Slovénie (66 %), la Hongrie (58 %), la République tchèque (53 %) et la France (51 %). À l'autre extrémité du spectre se trouvent la Suède (18 %), la Grèce (23 %), la Croatie (25 %) et la Bulgarie (27 %).
Peu de mesures de protection
Si les Européens veillent à leur richesse, il n'en va pas de même pour les mesures de protection physique de leurs biens contre les inondations.
Selon l'AEE, 87 % des ménages n'ont pas mis en place de mesures de protection contre les inondations, telles que des systèmes de drainage améliorés ou des barrières anti-inondation.
Dans le sud de l'Europe, la région la plus exposée du continent, ce chiffre atteint même 89 %. Ces chiffres sont encore plus élevés en Italie (90 %) et en Espagne (93 %), des pays qui ont été frappés à plusieurs reprises par des événements climatiques extrêmes au cours des dernières décennies.
Où l'inquiétude est-elle la plus forte ?
Si l'on fait abstraction de la préparation personnelle, les niveaux d'inquiétude sont élevés, en particulier dans le sud et le centre de l'Europe.
Les Grecs sont les plus inquiets de l'UE à propos des graves inondations (94 %), suivis par les Portugais (91 %) et les Bulgares (90 %).
Il est peut-être surprenant de constater que 17,5 % des Espagnols se disent totalement indifférents aux risques d'inondation, et que 14 % des Italiens sont du même avis.
Des mesures anti-inondations ?
Dans la majeure partie de l'Europe, peu de personnes constatent la prise de mesures préventives par les autorités, ce qui ne faut qu'augmenter l'inquiétude.
Dans l'UE, 76 % des habitants déclarent ne pas avoir vu de systèmes anti-inondations à proximité de leur domicile, tels que des digues ou des bassins de rétention des eaux de pluie.
En revanche, les Européens ont connaissance des alertes météorologiques extrêmes, telles que les messages, les appels ou la couverture médiatique, puisque seuls 43 % des citoyens de l'UE ne les ont pas remarquées dans leur région.
C'est en Pologne (93 %) que le taux de connaissance des alertes publiques est le plus élevé, suivi du Portugal (90 %), de la Roumanie et du Luxembourg (86 %) et de la Grèce (85 %).