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"Nos fils ne mourront pas pour l’Ukraine", prévient Viktor Orbán

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán s’adresse à ses partisans lors d’une marche à Budapest, le 15 mars 2026
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán s'adresse à ses partisans lors d'une marche à Budapest, le 15 mars 2026 Tous droits réservés  MTI
Tous droits réservés MTI
Par Sandor Zsiros
Publié le
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Lui ou Volodymyr Zelensky pour gouverner la Hongrie, après les prochaines élections législatives d'avril prochain. Il faudra choisir, a prévenu le Premier ministre lors d'un discours à Budapest à l'occasion de la fête nationale du pays.

Lors d’un rassemblement dans le centre de Budapest à l’occasion de la fête nationale, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a estimé que les prochaines élections législatives en Hongrie constituait un choix entre la paix et la guerre.

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Les Hongrois seront appelés aux urnes le 12 avril, lors d’un scrutin largement considéré comme le défi le plus sérieux pour le Premier ministre sortant depuis son arrivée au pouvoir en 2010.

Péter Magyar, chef du parti d’opposition Tisza, est actuellement donné devant le Fidesz dans les sondages.

Des partisans du Premier ministre hongrois Viktor Orbán lors d’une marche à Budapest, le 15 mars 2026
Des partisans du Premier ministre hongrois Viktor Orbán lors d’une marche à Budapest, le 15 mars 2026 AP Photo

La campagne électorale éclipsée par le bras de fer diplomatique avec Kyiv

Viktor Orbán a également accusé l’Ukraine d’ingérence dans la campagne électorale, affirmant que Kyiv se range du côté de l’opposition et de l’Union européenne pour tenter de le faire tomber.

Budapest et Kyiv sont engagées dans un vif différend au sujet de l’arrêt de l’oléoduc Droujba qui transporte du pétrole russe à prix réduit vers la Hongrie via l’Ukraine. Budapest bloque le programme de prêts de 90 milliards d’euros de l’UE à l’Ukraine tant que l’oléoduc n’a pas été remis en service.

Le bras de fer a aussi pris une dimension personnelle, avec des échanges virulents entre Vikor Orbán et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Vous voyez cela, Ukrainiens ? Vous voyez cela, Zelensky ? C’est l’État hongrois millénaire. Et vous pensez pouvoir nous effrayer avec un blocus pétrolier, du chantage et des menaces contre nos dirigeants ? Soyez raisonnables et mettez-y fin", a lancé Viktor Orbán.

La Hongrie a perquisitionné deux véhicules appartenant à la banque ukrainienne Oschadbank et saisi 40 millions de dollars, 35 millions d’euros et 9 kg d’or dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent. L’Ukraine affirme que ce transport était légal et accuse la Hongrie de terrorisme d’État. L’incident a déclenché une crise diplomatique entre les deux pays.

"Vous n’avez pas déjà assez de problèmes sur le front Est ? Pourquoi nous avez-vous attaqués ? Nous sommes un peuple épris de paix. Donnez-nous notre pétrole, puis faites rouler vos fourgons jusqu’à Bruxelles pour l’argent des Occidentaux", a déclaré Viktor Orbán.

Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy gesticule lors d’une conférence de presse à Bucarest, le 12 mars 2026
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy gesticule lors d’une conférence de presse à Bucarest, le 12 mars 2026 AP Photo

Viktor Orbán dépeint régulièrement l’Union européenne comme un bloc belliciste qui aggrave le conflit en Ukraine par son soutien financier et ses discussions sur l’envoi éventuel de troupes au sol.

"Il est temps que Kyiv et Bruxelles comprennent que nos fils ne mourront pas pour l’Ukraine, ils vivront pour la Hongrie", a déclaré Viktor Orbán.

"Nous devons choisir qui doit former un gouvernement, moi ou Zelensky ? Je me propose, avec toute la modestie qui s’impose", a-t-il ajouté.

Vikor Orbán a également affirmé que l’Ukraine comme l’UE ont intérêt à un changement de gouvernement en Hongrie, et a exhorté son parti, le Fidesz, à faire mieux qu’il y a quatre ans, en se fixant pour objectif d’obtenir au moins trois millions de voix.

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