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Après sa victoire aux législatives hongroises, Péter Magyar appelle le président à démissionner

Péter Magyar, chef du parti Tisza après la rencontre avec le Président de la République devant le Palais Sándor, 15.04.2026
Péter Magyar, chef du parti Tisza après la rencontre avec le Président de la République devant le Palais Sándor, 15.04.2026 Tous droits réservés  MTI
Tous droits réservés MTI
Par Gábor Tanács
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Le président hongrois a reçu le vainqueur des législatives Péter Magyar. Tamas Sulyok annonce qu’il va convoquer début mai la nouvelle assemblée issue du scrutin législatif.

Le président hongrois Tamas Sulyok va demander à Péter Magyar, vainqueur des élections législatives, de former le gouvernement, a déclaré le leader du parti Tisza à sa sortie du bureau du présidentiel mercredi. Les deux hommes se sont mis d'accord sur la date et le calendrier de la session inaugurale du Parlement.

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"La date la plus proche possible pour la session inaugurale pourrait être après le long week-end du 1er mai, vers les 6-7 mai, et la date la plus tardive possible est le 12 mai", a précisé Péter Magyar.

Le président hongrois nommé par le Fidesz et le chef de Tisza se sont mis d'accord sur les questions techniques à débattre. Péter Magyar a ensuite réitéré son appel à la démission du président de la République, lancé dans son discours de victoire le soir des élections.

"Le peuple hongrois a voté pour un changement de régime, pas pour un changement de gouvernement", a-t-il dclaré. "À mes yeux et aux yeux du peuple hongrois, il est indigne et inapte à être le gardien de l'État de droit, à être une norme morale ou un modèle pour le peuple hongrois. Il aurait dû s'exprimer à de nombreuses reprises pour préserver l'ordre démocratique de l'État (...) Je lui ai demandé de préserver les vestiges de l'État de droit et de la démocratie hongroise en démissionnant, de prendre en compte nos arguments, car s'il ne part pas de son plein gré, nous utiliserons le mandat électoral pour le destituer, lui et toutes les autres marionnettes."

Selon Péter Magyar, Tamás Sulyok a donné une réponse suggestive : "Il a dit qu'il voulait préserver l'État de droit et la réputation de la Hongrie à l'étranger, et qu'il prendrait donc en considération les arguments que j'ai avancés".

Péter Magyar aurait également demandé à Tamás Sulyok de servir de médiateur avec le Premier ministre sortant, afin que ce dernier fournisse au nouveau gouvernement les informations sur la situation du pays, qu'il se mette d'accord sur les questions les plus importantes et qu'il prenne uniquement des décisions concernant les questions plus urgentes, par exemple la sécurité énergétique de la Hongrie.

Péter Magyar a également déclaré qu'ils avaient discuté de la possibilité qu'un président de la République plus fort, élu au suffrage universel direct, soit un meilleur contrepoids au Premier ministre en place.

Dans l'ordre constitutionnel hongrois, le président est élu par le Parlement et dispose de peu de pouvoirs, mais il joue également un rôle dans le contrôle des normes. Les présidents de la République élus par le Fidesz avec une majorité constitutionnelle ont tous soutenu les gouvernements dirigés par Viktor Orbán.

Dans son discours de victoire, Péter Magyar a demandé à Tamás Sulyok de démissionner et a déclaré que s'il ne le faisait pas, il serait démis de ses fonctions par un mandat constitutionnel. Toutefois, cela nécessiterait également la coopération de la Cour constitutionnelle, dont tous les membres ont également été nommés par la majorité du Fidesz.

Après Péter Magyar, le Premier ministre sortant Viktor Orbán a également rencontré le président de la République.

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