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Hongrie : les députés votent contre le retrait de la CPI, voulu par Viktor Orban

Le Parlement hongrois
Le Parlement hongrois Tous droits réservés  AP Photo
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Par Bence K.Racz
Publié le
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Le Parlement hongrois a adopté le projet de loi annulant le retrait du pays de la Cour pénale internationale. La proposition a été soutenue par les 133 députés du parti Tisza, 37 députés du Fidesz-KDNP ont voté contre, et les élus de Mi Hazánk se sont abstenus.

Le Parlement hongrois a adopté le projet de loi annulant la décision de la Hongrie de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). Le texte a été examiné par le Parlement dans le cadre d’une procédure exceptionnelle.

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Parmi les orateurs de l’opposition qui ont réagi au projet de loi, l’ancien ministre chargé des Affaires européennes, János Bóka (du part Fidesz), a soulevé des questions de procédure et des aspects techniques, tout en évoquant des problèmes juridiques, constitutionnels et politiques. Selon lui, le gouvernement a fixé des délais trop serrés, ce qui ne permet pas, d’après lui, d’engager un débat de fond sur la question.

En développant ses arguments juridiques et constitutionnels, Bóka a estimé que la situation n’était pas compatible avec la Loi fondamentale, ce qui, selon lui, « ne pose pas seulement un problème de principe, mais aussi un problème pratique qui exige une réglementation ». Le Parlement débat actuellement d’une modification de la Constitution.

Le responsable politique a souligné qu’il ne fait aucun doute que le génocide, les guerres et les crimes contre l’humanité sont inacceptables. Il a toutefois reconnu que le fait que tous les États membres de l’Union européenne appartiennent à cette institution est un argument de poids.

Selon lui, la véritable question est de savoir si la Cour pénale internationale est réellement apte à assurer la reddition des comptes. Pour les partis d’opposition, la réponse est non : ils estiment que l’institution est devenue un instrument politique. Pour contourner cette difficulté, une seule proposition nouvelle a été formulée par István Apáti (Mi Hazánk), qui suggère notamment de créer, sous la conduite de la Hongrie, une organisation alternative comparable à la Cour pénale internationale.

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Hongrie : le Premier ministre israélien concentre l’attention

En avril, une vive polémique a éclaté lorsque Péter Magyar a invité Benyamin Netanyahou aux célébrations officielles du 23 octobre. Cette invitation est jugée problématique, car le Premier ministre israélien fait l’objet de mandats d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Selon les partis d’opposition, la position du gouvernement est incohérente : il veut rester membre de la Cour pénale internationale tout en invitant le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, visé par un mandat d’arrêt de cette même Cour. Le Parti Tisza n’a pas réagi à ces critiques. L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi par 133 voix pour.

Netanyahou s’est rendu pour la dernière fois en Hongrie en avril dernier. Quelques heures avant son arrivée, le gouvernement Orbán avait annoncé que la Hongrie quitterait la CPI. Après la visite, en mai de l’année dernière, le Parlement a effectivement voté en faveur du retrait du pays de cette institution, dont il était membre depuis sa création en 2002.

À l’époque, Péter Szijjártó avait justifié cette décision en expliquant que le fonctionnement de la Cour suscitait de vives controverses. Selon lui, la formation de juges s’était livrée à des « choses absurdes », comme l’émission de mandats d’arrêt contre des dirigeants du Hamas déjà décédés, afin de compenser la décision, qu’il jugeait « politiquement inacceptable », d’inscrire également le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou sur la liste des personnes recherchées. C’est à ce moment-là que Szijjártó avait pour la première fois formulé l’argument, repris aujourd’hui par l’opposition, selon lequel la CPI serait devenue une institution politiquement motivée.

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