Christophe Rivenq a reçu jeudi deux balles de calibre 9 mm dans une enveloppe, signée du groupe criminel, et des tags menaçants ont été écrits sur les murs de la clôture de sa maison.
En France, de nombreuses personnalités politiques ont apporté leur soutien au maire d'Alès, Christophe Rivenq, exfiltré de son domicile lundi après avoir été menacé de mort par l'organisation criminelle marseillaise DZ Mafia.
L'élu, engagé dans la lutte contre le trafic de stupéfiants auquel la ville d'Alès est confrontée depuis plusieurs années, a reçu jeudi deux balles de calibre 9 mm dans une enveloppe, signée du groupe criminel impliqué dans le narcotrafic. Des tags menaçants ont également été écrits sur les murs de la clôture de sa maison.
Christophe Rivenq était placé sous protection judiciaire depuis vendredi.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a dénoncé "un acte d’intimidation" et promis de faire "toute la lumière" sur cette affaire tandis que le parquet national anti-criminalité s'est "saisi des faits commis".
"Ce que vit aujourd'hui le maire d'Alès Christophe Rivenq, auquel j'apporte tout mon soutien, doit faire prendre conscience à chacun de l'extrême gravité de la situation", a déclaré Marine Le Pen sur le réseau social X.
"L'État doit réaffirmer son autorité, et rétablir la loi et l'ordre sur l'ensemble du territoire national", a ajouté la candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle.
Le candidat des Républicains, Bruno Retailleau, a lui aussi assuré le maire LR de son soutien. Sur X, il a salué son "courage exemplaire" et appelé "la France entière" à faire "bloc face à la menace que représentent ces organisations mafieuses".
Le candidat de Renaissance, Gabriel Attal, a également exprimé son "soutien absolu" à Christophe Rivenq, tout en rendant hommage aux forces de l'ordre "mobilisées chaque jour et chaque nuit pour éradiquer ce fléau".
À gauche, le presque-candidat de Place publique, Raphaël Glucksmann, a également fait part de son "soutien total" au maire d'Alès. "En le ciblant, les narcotrafiquants s'en prennent à toute la République", a-t-il estimé, appelant à mener "une lutte de tous les instants" contre "ces mafias qui pourrissent nos villes et nos vies".
"Le maire d'Alès mérite notre soutien au-delà des appartenances politiques. Le narcotrafic se positionne dans le monde entier comme un contre-pouvoir utilisant toutes les failles pour mettre la main sur le pouvoir", a écrit le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon, appelant à "faire reculer l'offensive" des trafiquants en France.
Le porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée Arthur Delaporte, a quant à lui étendu son "soutien" à "l'ensemble des élus qui sont menacés par le courage et les convictions qu'ils tiennent, ou simplement dans le cadre de leur fonction, dans le maintien de la paix civile sur le territoire".