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Présidentielle de 2027 : Raphaël Glucksmann visé par une opération de déstabilisation russe

Raphaël Glucksmann pendant son discours lors d'un meeting électoral à Rennes,  mardi 14 mai 2019. (Photo AP/David Vincent)
Raphaël Glucksmann pendant son discours lors d'un meeting électoral à Rennes, mardi 14 mai 2019. (Photo AP/David Vincent) Tous droits réservés  Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved.
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Par Djeneba Sharon Camara
Publié le Mis à jour
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Le dirigeant de Place publique assure avoir été informé par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) d'une campagne de déstabilisation attribuée à un groupe "directement piloté par le GRU".

Alors qu'il devrait annoncer sa candidature à la fin de l'été, Raphaël Glucksmann se retrouve au cœur d'une affaire d'ingérence russe. Le dirigeant de Place Publique, classé au centre gauche, affirme avoir été visé par une opération de déstabilisation menée depuis la Russie.

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"Les services russes ont commencé leurs opérations de déstabilisation de la campagne de 2027. Et ce n’est qu'un début", alerte-t-il dans une publication sur X.

L'eurodéputé indique avoir été informé par le Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité Nationale (SGDSN) d'une attaque attribuée au groupe de propagande Storm-1516, qui serait lié au renseignement militaire russe (GRU).

"L'opération russe est identifiée, tracée, attribuée", affirme-t-il.

Le groupe aurait repris les codes du média Blast – charte graphique, couleurs et même appel aux dons en fin de vidéos – afin de créer un faux site d'information diffusant des contenus (vidéos et articles) destinés à discréditer le candidat potentiel.

"Ce faux média est allé jusqu'à usurper l'identité de journalistes, produire de faux documents, reproduire des voix grâce à l'intelligence artificielle, diffuser une vidéo entièrement truquée impliquant ma compagne Léa Salamé et Edwy Plenel…", détaille le social-démocrate.

Dans l'une des vidéos diffusées par cette plateforme, il est affirmé que "Léa Salamé aurait tenté de soudoyer des médias en échange de la publication d'articles visant à donner une image positive de son mari et à promouvoir son programme électoral", rapporte Franceinfo.

"Le but est de rendre viral un mensonge total pour salir des personnalités considérées comme hostiles par le régime russe", dénonce Raphaël Glucksmann.

"Tout y est faux"

Les journalistes cités dans ces contenus, Edwy Plenel de Mediapart et Salomé Saqué de Blast, ont eux aussi démenti et condamné ces fausses informations, respectivement sur X et Instagram.

"Alerte infox : divers comptes diffusent une fake news avec un article bidon me citant, un mail inventé que je n'ai jamais reçu et une vidéo où ma voix est trafiquée, le tout mensongèrement attribué à @blast. Tout y est faux. Un exemple des opérations de déstabilisation numérique", a réagi Edwy Plenel.

Jean-Luc Mélenchon, candidat La France Insoumise, de gauche radicale, aux prochaines élections, a aussi réagi sur X, affirmant qu_'"il est urgent de se protéger collectivement contre ces campagnes de déstabilisation."_

Des soupçons d'ingérence dans plusieurs pays

Les soupçons d'ingérence russe dans des processus électoraux ne sont pas nouveaux. En France, Moscou a déjà été accusée de tentatives d'influence, notamment lors des élections législatives anticipées de 2024 et des élections municipales de 2026.

Fin juillet, Édouard Philippe, candidat de centre droit à l'élection présidentielle de 2027, a lui aussi été visé par une opération de désinformation attribuée au réseau Storm-1516. Plusieurs faux sites et comptes sur les réseaux sociaux ont alors affirmé, à tort, que l'ancien Premier ministre souffrait d'une forme de "démence" qui l'empêcherait de briguer l'Élysée. Une rumeur rapidement démentie par son entourage.

Cette première opération de désinformation attribuée à la Russie dans le cadre de la campagne présidentielle de 2027 a conduit les autorités françaises à alerter sur les risques de déstabilisation du scrutin.

À l'étranger, des soupçons similaires ont été formulés évoqués lors de scrutins en Roumanie, en Moldavie, en Allemagne ou encore aux États-Unis.

Contactés par Euronews, Raphaël Glucksmann et son équipe n'avaient pas répondu à notre sollicitation au moment de la publication de cet article.

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