Le drone a explosé près du gazoduc transbalkanique qui relie la Turquie à l’Ukraine. Pour l’heure, aucune information sur la provenance de l’engin n’a été officiellement communiquée.
Un drone encore non identifié a explosé en Bulgarie samedi, près de la frontière avec la Roumanie et d’un gazoduc reliant l’Ukraine à la Turquie.
Selon le Premier ministre bulgare Roumen Radev, le drone est entré dans l’espace aérien bulgare avant d’exploser à 1 000 mètres d’une station de compression du gazoduc transbalkanique, près de l’ancien poste-frontière de Kardam entre les deux pays.
"Le bruit du drone a été détecté par la police roumaine aux frontières, puis une forte explosion a été entendue par la patrouille de la police des frontières", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Il a ajouté que "l’emplacement de l’explosion du drone a été immédiatement identifié" et a confirmé qu’il n’y avait ni victimes ni dégâts sur les bâtiments ou les infrastructures.
Roumen Radev a indiqué que les autorités bulgares comme roumaines n’avaient pas repéré le drone lorsqu’il traversait leurs espaces aériens respectifs. Il a ajouté que des opérations de surveillance renforcées allaient désormais être mises en place dans la région.
Une enquête a été ouverte sur l’incident afin de déterminer le type de drone en cause.
Cette intrusion survient après que les forces roumaines ont abattu trois drones dans leur espace aérien en seulement trois jours fin juillet. Des responsables roumains ont indiqué qu’au moins l’un de ces drones avait été identifié comme de type Shahed, utilisé par les forces russes.
En mai, un drone russe chargé d’explosifs s’est écrasé contre un immeuble d’habitation à Galați, provoquant un incendie sur le toit et blessant deux personnes.
Le mois suivant, un drone naval ukrainien a également explosé dans le port roumain de Constanta. L’armée ukrainienne a affirmé qu’il avait dévié de sa trajectoire en raison d’interférences de guerre électronique russes.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié ces incidents de "conséquence directe de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine".