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La NASA présente les prochaines étapes de la construction de sa future base lunaire

Avion sur fond de Lune
Avion sur fond de lune Tous droits réservés  (c) Copyright 2026, dpa (www.dpa.de). Alle Rechte vorbehalten
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Par Gabor Kiss & Jean-Philippe Liabot
Publié le
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Les États-Unis veulent remporter la course à l’espace face à la Chine. Une base permettrait aussi d’exploiter des ressources potentiellement précieuses.

La NASA a dévoilé les détails des modules d’atterrissage robotisés, des drones sauteurs et des véhicules qu’elle prévoit d’envoyer sur la Lune.

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Les États-Unis veulent que des Américains retournent sur la Lune avant la fin du mandat du président Donald Trump, début 2029.

L’agence spatiale américaine est sous pression pour remporter la nouvelle course à l’espace : la NASA rivalise avec la Chine pour renvoyer des humains sur la surface lunaire. Pékin maintient ses propres objectifs, qui prévoient l’envoi d’un équipage sur la Lune d’ici 2030. Lundi, elle a lancé le vaisseau Shenzhou-23, qui a transporté un équipage d’astronautes vers la station spatiale Tiangong du pays.

Cette image de synthèse montre le rover CLV-1 de la société Astrolab à la surface de la Lune.
Cette image de synthèse montre le rover CLV-1 de la société Astrolab à la surface de la Lune. AP Photo

Une base permettrait aux États-Unis de mener des expériences scientifiques, d’exploiter des ressources potentiellement précieuses et de faciliter les voyages vers Mars.

L'eau pour commencer, essentielle à toute présence humaine sur la Lune. Elle se trouve sous forme de glace. Le régolithe qui est la poussière rocheuse qui recouvre le satellite. Loin d'être un simple déchet, c'est une mine d'or pour l'ingénierie et les expériences technologiques qui seront réalisées sur place. Des terres rares comme le titane, l'aluminium, le fer et le magnésium qui s'y trouvent en abondance.

En mars, la NASA a annoncé un programme de 20 milliards de dollars visant à construire d’ici 2032 une base permanente, alimentée par l’énergie nucléaire et l’énergie solaire, au pôle Sud de la Lune.

En résumé, on parle ici de la création d'une nouvelle économie spatiale où la Lune sert à la fois de mine de matières premières, de laboratoire géant et de port de départ pour l'exploration du système solaire, notamment Mars.

Mardi, le directeur de la NASA, Jared Isaacman, a déclaré que les États-Unis « ne renonceront plus jamais à la Lune ».

« Nous négocions actuellement trois missions de bases lunaires ainsi qu’une série de contrats supplémentaires, et nous annoncerons d’autres missions dans les mois à venir. La mission Moon Base 1 sera la première mission d’alunissage financée par des fonds privés de l’histoire. L’atterrisseur Mark 1 Endurance de Blue Origin livrera plusieurs charges utiles sur la crête de connexion Shackleton, une zone stratégique du pôle Sud lunaire », a déclaré Jared Isaacman.

Blue origin mis à contribution

L’entreprise spatiale Blue Origin, fondée par le créateur d’Amazon Jeff Bezos, fait partie des sociétés sélectionnées pour construire ces engins.

À noter que pour la mission Artemis V prévue fin 2028, début 2029, le rôle principal de Blue Origin sera de faire atterrir deux astronautes près du pôle Sud lunaire avec le lander Blue Moon Mark 2. Ils y resteront environ une semaine pour des expériences scientifiques et des opérations d’exploration.

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