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Donald Trump recommande de réduire de 18 à 11 le nombre des vaccins infantiles

Donald Trump signe un décret sur les vaccins sous le regard de Jayme Franklin, à gauche, et du secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr., lundi 10 août
Le président Donald Trump signe un décret sur les vaccins, sous le regard de Jayme Franklin, à gauche, et du ministre de la Santé Robert F. Kennedy Jr., lundi 10 août 2020. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Jeremiah Fisayo-Bambi
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Le décret du Président américain a valeur d'orientation : les États américains conservent le pouvoir de définir leurs propres obligations vaccinales.

Le président américain Donald Trump a signé lundi un décret qui prévoit moins de vaccins pour les enfants et prône une révision des recommandations de vaccination, afin d'appuyer sa conviction de longue date, pourtant démentie, selon laquelle les vaccins pédiatriques devraient être administrés lors de consultations médicales séparées.

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Le décret recommande d'administrer tous les vaccins pédiatriques lors de rendez-vous distincts chaque fois que cela est possible, une mesure auparavant bloquée par un juge fédéral, et de scinder le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) en trois injections distinctes ciblant chacune une seule maladie.

Le texte enjoint également le ministère de la Santé de renforcer la recherche sur les vaccins, pourtant déjà largement étudiés, et présente un projet visant à proposer des vaccins séparés contre la rougeole, les oreillons et la rubéole pour les enfants, ce qui n'est actuellement pas possible aux États-Unis.

En signant le décret lundi dans le Bureau ovale, Trump a laissé entendre à plusieurs reprises que le calendrier ou le nombre de vaccinations pourrait contribuer à la hausse de la prévalence des troubles du spectre autistique, alors que des décennies de recherches et un consensus scientifique établi concluent clairement à l'absence de lien.

Trump a ensuite qualifié cette annonce de "grande victoire pour les droits des parents, les droits religieux et constitutionnels, et pour la science de référence".

La remise au premier plan de la question des vaccins tranche avec les efforts récents de l'administration Trump, qui cherchait à mettre en avant des politiques de santé moins controversées concernant l'alimentation équilibrée, la négociation des prix des médicaments et la lutte contre les fraudes médicales à l'approche des élections de mi-mandat de novembre.

Une affiche sur les vaccins pour enfants est visible alors que le président Donald Trump s'exprime lors d'une réunion pour signer un décret, lundi 10 août 2026, dans le Bureau ovale de la Whit
Une affiche sur les vaccins pour enfants est visible alors que le président Donald Trump s'exprime lors d'une réunion pour signer un décret, lundi 10 août 2026, dans le Bureau ovale de la Whit AP Photo

Des spécialistes de santé publique ont exprimé leurs inquiétudes, estimant qu'espacer les injections comme le propose Trump peut accroître le risque que des enfants contractent une maladie évitable par la vaccination avant qu'ils ne reviennent pour un autre rendez-vous.

Les vaccins administrés pendant l'enfance – ainsi que la manière et le moment de les combiner – font l'objet d'études rigoureuses, et leur sécurité continue d'être surveillée pendant des années une fois qu'ils sont mis en usage.

Selon le Dr Andrew Racine, président de l'American Academy of Pediatrics, cette annonce diffuse de l'incertitude, de la peur et de la confusion là "o_ù rien de tout cela n'est nécessaire_". Il conteste les recommandations de Trump et estime que les précédentes doivent rester en vigueur.

"La science sur les vaccins et leur efficacité n'a pas changé", a-t-il déclaré. "La répartition des virus et autres agents pathogènes dans notre environnement n'a pas changé. Les enfants de ce pays n'ont pas changé au cours des 48 dernières heures."

Le sénateur Bill Cassidy, président républicain de la commission de la santé au Sénat, a vivement critiqué le décret dans un message publié sur les réseaux sociaux, affirmant que les vaccins sont sûrs et ne provoquent pas l'autisme.

"Je suis médecin. Ce décret est erroné", a écrit le sénateur de Louisiane. "L_e président n'a pas les compétences nécessaires pour apporter ces changements_."

Les États, et non le gouvernement fédéral, décident des obligations de vaccination

Bien que le texte demande une mise à jour des recommandations en matière de vaccination, ce sont les États, et non le gouvernement fédéral, qui ont le pouvoir de rendre les vaccins obligatoires pour les enfants aux États-Unis.

Mais déjà, le décret, tel que présenté dans une note d'information de la Maison-Blanche, invite les États qui imposent la vaccination scolaire à envisager de modifier leur législation pour l'aligner sur le calendrier souhaité par l'administration.

En décembre dernier, Trump a chargé le département de la Santé et des Services sociaux d'étudier la façon dont des pays comparables élaborent leurs recommandations en matière de vaccins et d'envisager une mise à jour des lignes directrices américaines en conséquence.

En réponse, le gouvernement avait préconisé un nombre réduit de vaccinations pour chaque enfant ; cette décision a toutefois été annulée par un tribunal. Le directeur des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) doit en principe approuver toute modification des recommandations fédérales concernant les vaccins pédiatriques.

Alors qu'elle occupait un poste de direction au sein des garde-côtes américains, le Dr Erica Schwartz, nouvelle directrice du CDC confirmée par le Sénat, supervisait des programmes visant à encourager la vaccination des militaires.

Tout au long de son second mandat, Trump s'est acharné à établir un lien entre l'autisme et les vaccins. Il a récemment accentué la pression sur le secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr., militant anti-vaccins avant son entrée en politique, pour qu'il identifie la cause de l'autisme, une promesse que Kennedy avait faite en annonçant de nouvelles recherches l'an dernier.

Le mois dernier, Trump a publiquement pressé le secrétaire à la Santé de lui fournir une mise à jour sur les recherches sur l'autisme lors d'une réunion du gouvernement.

"Où en êtes-vous sur la recherche sur l'autisme ?" a demandé Trump.

"Nous aurons une réponse pour vous", a répondu Kennedy.

Des décennies de recherches et un consensus scientifique solide ont démontré de manière concluante qu'il n'existe aucun lien entre les vaccinations infantiles et l'autisme.

Sources additionnelles • AP

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