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Nouvelle journée de manifestations en France : participation en "net recul"

Paris, le 5 novembre 2026.
Paris, le 5 novembre 2026. -  Tous droits réservés  AP Photo/Thibault Camus
Tous droits réservés AP Photo/Thibault Camus
Par Alexander Kazakevich
Publié le •Mis à jour
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Une centaine de manifestations contre la vie chère et en soutien à la jeunesse sont prévues pour le quatrième samedi consécutif, à deux jours d'une "conférence sociale" annoncée par le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Les week-ends en France restent rythmés par la contestation sociale. Après une journée de grèves et de manifestations massives jeudi 5 novembre, le pays vit son quatrième samedi de mobilisation.

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Les syndicats français et les organisations étudiantes ont appelé à nouveau à descendre dans la rue. De leur côté, les gilets jaunes prévoient un rassemblement distinct dans le centre de Paris, au "plus près" de l'Assemblée nationale, malgré son interdiction par les autorités.

Dans un point de situation à 14h, l'entourage du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, fait état d'un "net recul" du nombre de manifestants : 7 000 personnes ont pris part à 68 actions ce samedi, contre 15 000 participants à 65 actions le samedi 31 octobre.

"À cette heure, la situation sur l’ensemble du territoire national demeure globalement calme et maîtrisée", ajoute la même source.

Ces chiffres ne tiennent pas compte du cortège parisien, qui s'est élancé plus tard.

Ambiance place de la République, à Paris, le 7 novembre 2026.
Ambiance place de la République, à Paris, le 7 novembre 2026. AP Photo/Emma Da Silva

Ce mouvement composite entend maintenir la pression sur le gouvernement à moins de six mois de l'élection présidentielle. Parmi les revendications figurent une hausse du SMIC et de l'ensemble des salaires, des mesures contre la précarité, la défense des services publics ainsi que davantage de moyens pour l'école et l'université pour améliorer les conditions d'apprentissage.

Les manifestants et les organisateurs dénoncent également l'absence de réponses politiques, alors que le gouvernement, sans majorité au Parlement et confronté à une dette et à un déficit colossaux, a de peu de leviers pour satisfaire leurs attentes.

Ils critiquent aussi la répression, l'interdiction quasi systématique des parcours dans les centres-villes et les nombreuses interpellations. Si les manifestations se déroulent globalement dans le calme, elles ont néanmoins été émaillées de violences en marge des cortèges, notamment le 17 octobre.

Des enquêtes sur les violences des deux côtés

La réponse policière a fait l'objet de critiques, certains lui reprochant un recours excessif à la force. Des dizaines d'enquêtes internes ont été ouvertes à la suite d'accusations de violences contre des manifestants. Les avocats d'au moins 18 personnes blessées lors des récentes manifestations en France ont annoncé leur intention d'engager des poursuites contre le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.

Les autorités mettent de leur côté en avant les violences visant les forces de l'ordre, plusieurs policiers et gendarmes ayant été blessés par des tirs de mortiers d'artifice ou des jets de pavés.

Le parquet de Pau, dans le sud-ouest de la France, a ouvert ce samedi une information judiciaire contre quatre mineurs placés en garde à vue, soupçonnés d'avoir blessé quatre policiers avec des tirs de mortiers d'artifice jeudi.

Critiqué pour le raté sécuritaire du 17 octobre et son manque d'anticipation, le ministre a reconduit le dispositif déployé lors des manifestations des 24 et 31 octobre, qui avaient donné lieu à moins d'incidents. Au total, 70 000 policiers et gendarmes sont mobilisés dans tout le pays. Des contrôles et des fouilles sont également mis en place sur les routes et dans les gares.

Des manifestants le 5 novembre portant l'uniforme de l'École polytechnique, réservé aux élèves-officiers, un statut particulier. L'École les présente comme d''anciens élèves''
Des manifestants le 5 novembre portant l'uniforme de l'École polytechnique, réservé aux élèves-officiers, un statut particulier. L'École les présente comme d''anciens élèves'' AP Photo/Teresa Suarez

Appels à "désobéir"

Le ministre a souligné que les organisations syndicales représentatives étaient moins nombreuses à avoir appelé à manifester ce samedi. Il a estimé que l'absence d'un "organisateur structuré", comme dans le cadre d'une grève générale, constituait un "facteur de risque".

"Tous ceux qui souhaitent manifester aujourd’hui le peuvent sur l'itinéraire déclaré par l’intersyndicale : Place de la République - Place de la Nation", a indiqué une porte-parole de la préfecture de police sur Franceinfo.

La veille, un membre de la coordination des Gilets jaunes avait pourtant annoncé à la presse : "Nous irons à Concorde à 14 h et nous y resterons jusqu'à 19 h", appelant à "désobéir massivement".

Nouvelles annonces du gouvernement lundi

Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit rencontrer lundi des représentants des syndicats et des organisations patronales pour discuter des salaires et du pouvoir d'achat.

Il a précisé que le ministre du Travail et celui de l'Action et des Comptes publics menaient des consultations "depuis plusieurs jours", notamment auprès d'agents de la fonction publique.

"La seule chose qui arrêtera la mobilisation, c'est la réponse aux revendications portées depuis plusieurs semaines par les salariés, les fonctionnaires, les jeunes et les retraités", a déclaré l'intersyndicale dans un communiqué publié vendredi.

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