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Ukraine : un village séparé en deux par la ligne de front

Ukraine : un village séparé en deux par la ligne de front
Tous droits réservés 
Par Pierre Le Duff avec AP
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Svetlana appelle les habitants de Jovanka au rassemblement.

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Svetlana appelle les habitants de Jovanka au rassemblement. Dans ce village de l’est ukrainien séparé en deux par la ligne de front, c’est le meilleur moyen de les prévenir de l’arrivée des experts juridiques du Haut Commissariat aux Réfugiés. Ils les aident pour tout ce qui concerne la bureaucratie, les documents qu’ils doivent remplir, notamment pour percevoir leurs pensions de retraite. La majorité des habitants sont des retraités.

Le HCR a commencé son aide juridique à Jovanka il y a un an.

“Cela m’a énormément aidé. Parce qu’on était coupé du monde ici. Personne ne pouvait arriver ici et on ne pouvait aller nulle part”, se plaint Svetlana.

Au loin, on entend les combats. Avant la guerre, Jovanka et le village adjacent de Zaitseve ne formaient qu’une entité. Problème : les habitants de Jovanka, côté ukrainien, dépendent administrativement de Gorlovka, une ville plus grande située désormais dans le territoire sous contrôle séparatiste. Le HCR leur livre aussi du charbon pour se chauffer et organise des trajets en bus deux fois par semaine vers la ville de Bakhmout, en territoire contrôlé par l’armée ukrainienne.

“Nous n’avons pas d‘électricité. Ils nous tirent dessus. Et nous n’avons pas de lumière, pas de charbon, pas de bois”, énumère Tamara Timofeevna.

Des habitants ont leur maison en plein sur la ligne de front entre forces ukrainiennes et séparatistes.

“Je me précipite pour me cacher dans le coin”, dit une petite fille.

La guerre laisse des traces dans le paysage, mais elle marque aussi profondément les habitants. Ici, beaucoup ne veulent pas partir, parce qu’ils n’ont nulle part d’autre ou aller, disent-ils.

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