DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

The Brief: l'UE s'attaque aux paradis fiscaux

Vous lisez :

The Brief: l'UE s'attaque aux paradis fiscaux

The Brief: l'UE s'attaque aux paradis fiscaux
Taille du texte Aa Aa

Aujourd’hui, The Brief vous présente la liste des paradis fiscaux adoptée par les 28 ministres européens des Finances. Après de longues tractations et une analyse minutieuse de 92 juridictions, les européens se sont mis d’accord sur une liste noire de 17 pays qui ne respectent pas les règles fiscales européennes. Les sanctions qui vont les frapper doivent par contre encore être négociées avec la Commission. La France, la Belgique et l’Allemagne sont pour une position dure alors que le Luxembourg et le Royaume-Uni prônent une approche plus souple.

Par ailleurs, les ministres ont aussi présenté une liste grise. 47 pays qui se sont engagés à réformer leur système fiscal, comme le Maroc et la Suisse, selon une source européenne. L’association Oxfam doute de l’efficacité de cette liste grise. “Ca pourrait être encourageant mais la question qui nous tracasse, c’est de savoir comment les 28 vont s’assurer que ces pays respectent leurs engagements et font les réformes nécessaires”, s’inquiète Aurore Chardonnet, spécialiste fiscale chez Oxfam.

Les pays développés ont jusqu‘à la fin 2018 pour se plier aux demandes de l’UE et les pays en développement jusqu‘à la fin 2019.

The Brief s’est aussi glissé dans les coulisses de la réunion de l’OTAN. La lutte contre le terrorisme au centre des discussions des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles. Très peu de commentaires sur la Russie mais en coulisses, les Alliés se préparent activement pour faire face à un potentiel conflit militaire avec la Russie, aux portes de l’Europe.

“Le défi, c’est de pouvoir acheminer rapidement des troupes et des équipements militaires à travers le continent européen vers la frontière Est ou Sud, si nécessaire”, analyse Brooks Tigner de l’hebdo Jane’s Defence. “Le problème, c’est que nombre de ces infrastructures de transport ont été démantelées après la Guerre Froide”.

L’OTAN veut notamment créer une sorte de zone Schengen militaire pour faciliter la mobilité des troupes.