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Puigdemont s'installe dans une maison cossue à Waterloo

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Puigdemont s'installe dans une maison cossue à Waterloo

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Carles Puigdemont a élu domicile à Waterloo, une banlieue bourgeoise de Bruxelles, aux côtés de sa sa femme et ses deux filles. L'information avait fuité dans la presse, elle a été confirmé par la Bourgmestre de Waterloo, selon qui aucune mesure de protection particulière n'a été décrétée.

L'ancien président de Catalogne, exilé en Belgique depuis sa destitution, a posé ses valises dans une belle villa de 550m² comptant six chambres, trois salles de bain, un sauna, une grande terrasse et un jardin. 

Le loyer s'élève à 4 400 euros par mois, selon le quotidien belge L'Echo, qui précise que les deux mois de loyer de caution ont été payés en espèces.

Devant chez lui, ça s'agite : de nombreux journalistes veulent en savoir plus, tout comme Maria, sa nouvelle voisine... Qui est catalane :

"Je suis venue pour être sûre qu 'il soit bien là et effectivement il y a des allers et venues et effectivement il y a de forces chances que Puigdemont soit ici. Alors qu'il devrait être en Espagne pour répondre de ses actes devant la justice espagnole" dit cette dame qui brandit un drapeau espagnol.

"Il n'a rien à faire ici, c'est vraiment un fuyard, un lâche, et il doit retourner en Espagne affronter les juges par rapport à ces actes", poursuit-elle. 

Poursuivi par la justice espagnole pour rébellion, Carles Puigdemont est toujours officiellement le seul candidat à la présidence de la région. Mais la Cour constitutionnelle espagnole a refusé qu'il soit investi à distance.

S'il veut être investi par l'Assemblée régionale, La Cour estime que le leader indépendantiste doit rentrer en Espagne et se présenter devant les juges pour obtenir une autorisation, ce qu'il a peu de chances d'obtenir. C'est sûrement pourquoi l'ancien journaliste préfère envisager un long séjour en Belgique. 

Face au blocage institutionnel qui paralyse la Catalogne, certains responsables politiques envisagent de laisser à Carles Puigdemont une présidence "symbolique" depuis Waterloo, et présenter une autre candidature qui assumerait une présidence "opérationnelle".