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La rue en liesse après la démission du 1er ministre arménien

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La rue en liesse après la démission du 1er ministre arménien

La rue en liesse après la démission du 1er ministre arménien
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La joie et le soulagement lundi après-midi dans les rues de Erevan, la capitale arménienne.

Des dizaines de milliers d'habitants (au moins 100 000, selon des sources locales) ont manifesté en chantant et en klaxonnant, place de la République, pour saluer le départ Serge Sarkissian, le Premier ministre.

Après onze jours de manifestations antigouvernementales, Serge Sarkissian a finalement confirmé ce lundi qu'il quittait les rennes du pouvoir.

Depuis le 13 avril, l'opposition exigeait son départ. Serge Sarkissian, 63 ans, homme politique incontournable

depuis l'indépendance du pays en 1991, était accusé de s'accrocher à tout prix au pouvoir alors que son bilan reste très mitigé.

La contestation en Arménie avait pris une tournure incertaine ces dernières heures lorsqu'un groupe de militaires actifs a rejoint la grogne populaire malgré les menaces de représailles du ministre arménien de la Défense.

Serge Sarkissian venait de terminer son deuxième mandat en tant que président, arménien lorsque le 17 avril dernier il s'est fait nommer Premier ministre par sa majorité au Parlement. Un jeu de chaise musicale insupportable pour de nombreux opposants d'autant qu'a la faveur d'une réforme constitutionnelle c'est désormais le premier ministre qui dispose du pouvoir exécutif en Arménie.

Cette démission surprise du Premier ministre, applaudie par la rue, est intervenue quelques heures après la libération de Nikol Pachinian, le leader de l'opposition, qui avait été interpellé dimanche lors d'une énième manifestation.

La question est maintenant de savoir si Serge Sarkissian va réellement quitter la scène politique. Son parti, le Parti républicain d'Arménie, reste actuellement majoritaire au Parlement.

Comme beaucoup de capitales européennes, le Kremlin a déclaré lundi suivre de près la situation en Arménie un "pays extrêmement important" pour la Russie et son "très proche allié", selon le porte-parole de Vladimir Poutine,

Avec Agences