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Syrie : un goût d'inachevé à la conférence de Bruxelles

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Syrie : un goût d'inachevé à la conférence de Bruxelles

Syrie : un goût d'inachevé à la conférence de Bruxelles
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Sans surprise, il n'y a pas eu eu de percée lors de la conférence internationale de Bruxelles sur la Syrie, organisée sous l'égide de l'Union européenne et des Nations unies.

Pas de percée, mais une conviction réaffirmée aux alliés de Damas par la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini : il n'y aura pas de paix durable en Syrie et d'aide financière à la reconstruction du pays, sans une transition politique.

"Une victoire militaire pourrait arriver, et il est vrai que nous voyons des acteurs poursuivre ce genre de stratégie. Mais que se passera-t-il ensuite ? Que se passera-t-il un mois, deux mois, un an après ? Daesh pourrait revenir, le pays ne serait pas reconstruit. Même pour des raisons pragmatiques : a qui donner de l'argent ? Est-il réaliste de penser que n'importe quelle institution internationale donnerait de l'argent à Assad?"

Sur le plan humanitaire, les quelques 80 pays et organisations réunis à Bruxelles ont promis une aide de 3,6 milliards d'euros cette année pour les millions de déplacés et réfugiés syriens, à la fois en Syrie et dans les pays voisins. Une somme nettement insuffisante pour de nombreuses ONG.

"Notre plan est de nourrir environ quatre millions de personnes, mais nous n'avons pas assez de fonds à l'heure actuelle pour nourrir trois millions de personnes à l'intérieur de la Syrie, un pays où 6,5 millions de personnes se trouvent littéralement en insécurité alimentaire, c'est à dire qu'elles ignorent quand elles auront leur prochain repas. Si nous ne recevons pas les fonds dont nous avons besoin, alors l'instabilité peut créer le chaos dans une région déjà chaotique", souligne David Beasley, le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial.

Isabel Marques da Silva, euronews : "L'Union européenne a joué un rôle important en essayant de mobiliser une aide humanitaire pour la Syrie, mais son influence politique n'a pas encore permis de réunir à la table des négociations toutes les parties prenantes au conflit. Et le peuple syrien continue de payer le prix fort de la guerre. "