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Un cortège en blanc rend un dernier hommage à Mawda

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Un cortège en blanc rend un dernier hommage à Mawda

Cortège lors des obsèques de Mawda
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Ce mercredi, un cortège en blanc est venu rendre hommage à la petite Mawda enterrée à Bruxelles. 1500 personnes ont assisté aux funérailles de cette fillette kurde de deux ans abattue par la police belge, il y a deux semaines à la suite d'une course-poursuite.

Elle se trouvait à bord d'une camion qui tentait de passer plusieurs migrants kurdes au Royaume-Uni. L'avocate de la famille, Selma Benkhelifa, est émue.

"Habituellement c'est la famille, c'est les amis, des gens qui accompagnent les parents qui perdent un enfant. Mais là, ce sont des migrants qui sont seuls" explique Selma Benkhelifa qui y voit un geste symbolique. "La communauté kurde de Belgique et les citoyens belges ont voulu montrer qu'ils n'étaient pas seuls dans leur douleur et qu'on pouvait les accompagner lors de l'enterrement de leur petite fille".

Deux enquêtes ont été ouvertes par la Justice belge et la police des polices du pays pour éclaircir les conditions de ce drame. Mais l'affaire a pris une tournure politique. Pour Eren Koc, membre de l'association kurde de Bruxelles, ce drame montre toute l'injustice autour des réfugiés. "Ces personnes ont fui la guerre. Ils ont perdu la vie ici en Europe et pourtant l'Europe signifie "être sécurité" en principe".

Les manifestants ont critiqué la politique migratoire du gouvernement belge qui permet à ce genre de drame de se produire et, en guise de protestation, ont attaché des vêtements d'enfants sur le parvis du parquet de Bruxelles.

Quant à Mehdi Kassou, porte-parole de la Plateforme citoyenne pour les réfugiés, il s'est adressé directement au Premier-ministre, Charles Michel. "Je ne comprends pas comment il a pu rencontrer la famille et ne pas décider de les régulariser imédiatement, sachant que la petite fille allait être enterrée ici en Belgique et que la famille ne pourra a priori plus revenir se recueillir auprès de son enfant si elle n'est pas régularisée".

Aujourd'hui encore, les parents de Mawda ne savent pas s'ils pourront rester en Belgique.