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Etre jeune, belle et danser : en Iran, ça peut coûter de la prison

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Etre jeune, belle et danser : en Iran, ça peut coûter de la prison

Maedeh Hozhabri, Iranienne emprisonnée pour une danse sur vidéo.
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Etre jeune, belle et danser librement au vu et au su de tout le monde, c'est définitivement prendre un risque énorme en Iran. Maedeh Hozhabri, une adolescente de 17 ans qui vit dans la capitale, Téhéran, n'imaginait pas à quel point... Elle en a payé le prix fort : arrêtée par la police politique, elle a été rapidement jugée et condamnée pour avoir "brisé les normes morales". Une source évoque une lourde peine, de 4 ans de prison,et même 80 coups de fouet.

Maedeh a eu le malheur d'avoir une passion, comme beaucoup de jeunes filles de son âge dans le monde entier. Elle aimait la danse et se filmait souvent en train de se déhancher, de préférence au rythme de morceaux de musique pop. Et, comme beaucoup d'ados là encore, elle publiait ses vidéos sur son compte Instagram afin de les partager; elle est fière d'avoir 600 000 abonnés.

Cheveux apparents, pantalon taille basse, provocation totale pour les mollahs

Mais en Iran, il est formellement interdit pour une femme de danser sans voile (le hijab) devant des hommes qui ne font pas partie de sa famille. Alors la vidéo de Maedeh (voir ci-dessous) dansant avec sa chevelure apparente, du rouge à lèvres et un pantalon taille basse, ça, les mollahs iraniens ne l'ont pas acceptée et pas digérée. Comme on l'a vu, la peine a été implacable.

Les autorités iraniennes affirment que l'adolescente a finalement été libérée de prison sous caution. Ce qui est sûr, c'est qu'elle a dû présenter des excuses dans une émission diffusée sur la télévision d'Etat. Sur fond noir, le visage flouté, Maedeh Hozhabri, a fait son mea culpa en pleurant tout au long de sa déclaration. "Ce n'était pas pour attirer l'attention, a-t-elle dû expliquer. (...) Je n'avais aucune intention d'encourager les autres à faire de même".