Pour Trump, l'Allemagne est "prisonnière de la Russie"

Pour Trump, l'Allemagne est "prisonnière de la Russie"
Par Euronews
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Le président maintient la pression sur ses alliés, qui selon lui ne financent pas assez l'alliance atlantique. Dans son viseur, Angela Merkel.

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Les dirigeants de l'OTAN convergeaient aujourd'hui à Bruxelles, théâtre pendant deux jours d'un sommet qui menace de virer au cauchemar. Donald Trump ne cesse de s'en prendre aux pays européens qui selon lui ne financent pas suffisamment l'alliance atlantique.

"Les États-Unis protègent l'Europe à grands frais. En retour ils se font injustement tabasser sur le commerce. Le changement arrive", avait-il promis dans un tweet le mois dernier.

Donald Trump a dans son viseur l'Allemagne, qui ne consacre que 1,2 % de son PIB à sa défense, quand elle avait fait la promesse, comme chaque membre, de monter cette part à 2 %. Lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg, le chef de la Maison Blanche s'est livré à une attaque virulente :

"L'Allemagne, à ce que sache, est prisonnière de la Russie, car elle achète tellement d'énergie à la Russie. Donc nous sommes sensés protéger l'Allemagne, mais elle va chercher son énergie en Russie. Il faut qu'on m’explique. Ça ne peut pas se justifier, vous le savez".

Le président des Etats-Unis - engagés dans une conquête de marchés pour leur gaz naturel - est opposé au projet de doublement du gazoduc Nord Stream, reliant directement la Russie à l'Allemagne. Il enfonce ainsi un coin dans l'unité des Européens, divisés sur le projet.

Appelée à régir, Ursula von der Leyen, la ministre allemande de la Défense, semblait quelque peu désemparée :

"Je ne comprends pas vraiment ce qu'il veut dire par cela. Mais de manière générale, s'il y a bien une région qui a perçu le changement d’attitude de la Russie, c'est l'Europe. Et à l'intérieur de l'Europe, c'est bien sûr l'Allemagne", a répondu la ministre.

Une nouvelle illustration de l'embarras des Européens face à la brutalité de Donald Trump. Ce dernier, qui s'envolera ensuite en Russie, a estimé que sa rencontre avec Vladimir Poutine "pourrait être plus facile" que le sommet de l'OTAN. Vous avez dit alliance ?

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