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Argentine : la rue dit non au FMI

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Argentine : la rue dit non au FMI

Argentine : la rue dit non au FMI
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REUTERS/Marcos Brindicci
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L'institution de Washington dit avoir été appelée à l'aide par le gouvernement argentin pour éviter une crise et enrayer la chute du peso, qui s'est déprécié de 35 % entre avril et juin.

Mais pour la gauche, le FMI, c'est l'ennemi.

Les manifestants craignent que son intervention se traduise par de nouveaux sacrifices pour les Argentins.

« L'accord exige une réduction de la dette, ce qui concrètement se traduit par des suppressions de postes de fonctionnaires, une baisse des budgets de l’éducation, de la santé, du logement, tout ce qui touche au service public », explique Nicolas del Cano, député de gauche. « Cette crise est créée par les gros capitalistes qui veulent que le peuple paye. »

Les principaux syndicats argentins appellent à manifester alors que Buenos Aires accueille ce week-end une réunion du G20 Finances.

« Le FMI est synonyme d'ajustements, de licenciements, d'augmentations des taxes, de l'accroissement de la dette », énumère Juan Carlos Giordano, un autre député de l'opposition. « Les raisons de notre colère sont claires. Nous ne voulons pas du FMI en Argentine. La dette ne devrait pas être remboursée et l'argent devrait aller aux salaires, à l'emploi, à la santé, à l'éducation. »

La patronne du FMI Christine Lagarde a réitéré son soutien à la politique d'austérité menée par le président de centre droit Mauricio Macri.

De nombreux Argentins reprochent au FMI d'être coresponsable de la crise économique de 2001. 30 % des habitants du pays, troisième économie sud-américaine, vivent aujourd'hui dans la pauvreté.